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Début novembre, c'est le retour en Guadeloupe ou je vais retrouver tous les amis croisés cet automne dans les Grenadines.
Stéphane et Amélie bien sûr, dont les parents arrivent dans quelques jours, Florian et Élodie, Dédé et Hervé ainsi que Julien, le skipper breton.

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J'ai plaisir à les retrouver, à passer de bons moments avec eux, et à faire connaissance avec Patrice et Marie, les parents d'Amélie qui nous ont précédé dans cette vie nomade lorsque Amélie avait une dizaine d'année. L'expérience a été positive car elle marche sur leurs traces pour le plus grand plaisir des enfants, Andy et Damien qui apprécient beaucoup cette vie nomade.

Du 3 au 7, nous passons pas mal de temps ensemble, au port, sur le fameux quai "Michel Malinowski", héros malheureux de la 1ère Route du Rhum car il a été battu au finish, de 98 secondes par le canadien Michael Birch sur son petit trimaran.
Puis le 8, nous quittons la marina. Stéphane, Amélie, ses parents et les enfants vont passer quelques jours dans la réserve de Petite Terre alors que je vais retrouver mes amis Pocky et Gilles à St François.

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Je profite de cette escale pour réserver un emplacement pour Aotearoa pendant mon retour en métropole.
Le 10 novembre, je pars pour l'Anse Canot à Marie Galante et le lendemain Moévaï, de Stéphane et Amélie, m'y retrouve. Le 11 nous partons en quête de quelques langoustes ainsi que Florian arrivé le matin avec quelques clients payants embarqués sur son bateau.

Le 12, nous partons mouiller devant St Louis où nous retrouvons Hervé, venu lui aussi goûter aux charmes de cette île avec 1 copain.
Le soir nous nous retrouvons tous autour d'un ti'punch et d'une excellente pizza pour une soirée animée.
Le 14, la flottille s'ébranle et prends la direction de Pointe à Pitre où je transite 2 jours avant de me diriger vers Malendure, Deshaies et les Saintes, endroits superbes où j'ai toujours plaisir à retourner.
Puis ce sera un nouveau passage à Pointe à Pitre pour quelques petits travaux à bord d'Aotearoa en attendant l'arrivée très attendue de Didier et Fadila le 25.
Le jour dit, à 15h, je suis à l'aéroport du Raizet pour les réceptionner et de suite ils me font part de leur plaisir et de leur impatience de naviguer. Après un avitaillement en produits frais, nous nous posons un peu à bord du bateau puis dès 18 h Florian et Eloïse, Amélie, son petit Damien et son amie Khadija puis Dédé, montent à bord d'Aotearoa pour boire 1 verre et accueillir les nouveaux arrivants.

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Les présentations sont vite faites et de suite l'ambiance est très conviviale. Les ti'punchs se succèdent accompagnés de quelques "tapas maison" et les sujets de discussion ne manquent pas jusqu'à 1 heure avancée. Didier et Fadila auront vite connu l'ambiance conviviale qui règne à bord des voiliers de voyage.....
Dès le lendemain, nous mettons le cap sur Marie Galante où nous passerons 2 superbes journées ensoleillées faites de rando, plongée et petits restos, au grand ravissement de Fadila qui ne connaissait pas encore cette île surnommée " la Galette" en raison de sa forme et de sa géographie.

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Le 28 au matin, le temps est pluvieux mais nous décidons quand même de gagner la Dominique distante de 25 miles. Le vent nous accompagne dès le départ et nous avançons correctement, mais vers 15 h, le vent tombe complètement et nous mettons le moteur. A 16h, surprise, le moteur s'arrête, je le remets en route 2 fois mais il cale. Avec Didier on va jeter 1 coup d'œil au réservoir et on constate qu il n'y a plus de gasoil. Pas cool l'affaire car le vent est toujours absent et le courant nous pousse à 1,5 noeuds vers la falaise du nord de l'île. Rien à faire pour s'y soustraire et la nuit est sur le point de tomber.
La tension monte un peu car l'ordi de bord s'éteint mystérieusement et nous n'avons plus de cartographie, manquait plus que ça.....et la nuit va bientôt tomber, mais on s'y attendait et c'est pas la faute du capitaine ça au moins!
L'équipage garde son calme et au bout d'une 1/2 heure nous trouvons la panne, la prise 12 volts de l'ordi s'était débranchée. Bon, cela ne règle pas notre problème de cap mais au moins nous pouvons suivre notre progression. Vers 17 h 30 le vent monte brutalement et passe de 0 à 35
noeuds, transition brutale mais salvatrice pour nous, car cela nous permet de nous éloigner du danger vers lequel nous étions aspiré. On tourne donc le dos à la falaise avec soulagement et une fois le coup de vent passé, après consultation avec Didier, on reprend la direction de Marie Galante car il serait trop risqué de tenter de mouiller dans la baie du Prince Rupert, de nuit, à la voile, sans moteur et sans guindeau, donc sans pouvoir se servir de notre ancre principale. Il va falloir utiliser l'ancre de secours manuellement.
Nous voilà donc reparti pour 6 h de navigation nocturne mais le vent se maintient autour de 15 nds et cela suffit à notre bonheur du moment. A 1 h nous faisons notre entrée dans la baie de St Louis et repérons quelques voiliers pour jeter l'ancre à proximité. Avec Didier nous préparons minutieusement la manœuvre. Nous enroulons le génois pour bien dégager la plage avant du bateau. On sort l'ancre secondaire sur le pont et on étale bien les 20 mètres de chaîne puis on met l'ancre dans le davier, par dessus l'ancre habituelle. Un bout de 30 mètres prolonge la chaîne et nous permettra de larguer la longueur de mouillage nécessaire.
Sous grand voile seule nous faisons notre approche prudemment car la nuit est bien noire, puis je mets le bateau face au vent, j 'affale rapidement la G V pour arrêter le bateau puis une fois celui ci immobilisé, Didier largue l'ancre avec précaution de façon à çe qu'elle se positionne correctement sur le fond et que la chaîne s'étale bien afin d'immobiliser le bateau pour la nuit. Une fois la manœuvre terminée, nous mettons un peu d'ordre dans le bateau et on constate avec soulagement que le mouillage a l'air de tenir et que le bateau ne bouge pas. On va pouvoir se reposer mais au cas où le vent se lèverai dans la nuit, nous décidons de dormir à tour de rôle dans le cockpit afin de pouvoir réagir au plus vite si l'ancre venait à déraper.
Heureusement, la nuit sera calme et premier levé le matin, je constate que nous sommes assez près du rivage et pas loin d'un petit cata. En jetant un coup d'œil à l'arrière, je vois que nous avons traîné les restes d'un vieux casier à langoustes enroulés autour du safran.

Après un bon petit déjeuner, nous mettons l'annexe à l'eau pour faire 1 petit tour à terre et remplir 2 bidons de gasoil.

Le temps restera couvert et pluvieux quelques jours et nous en profiterons pour faire 1 tour de l'île en voiture entrecoupé de petites ballades à pied sur des sites remarquables. A midi nous faisons une halte à Capestère ou nous déjeunons d'un délicieux poisson grillé puis nous allons marcher sur la longue plage sauvage au sud de cette charmante bourgade.
Puis nous reprenons la voiture et visitons l'habitation Murat, ancienne plantation de canne à sucre avant de retourner à bord d'Aotearoa avec 2 autres bidons de gasoil.

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Le 1er décembre, nous retournons à l'anse Canot et de suite nous partons en quête de quelques langoustes. Nous en remonterons 8 que Didier nous accommodera avec goût et talent! En fin de plongée, j'aperçois un beau poisson lion que je m'empresse de tirer; C'est 1 espèce invasive très venimeuse qui envahit les lagons et les dévaste car il se nourrissent d'une multitude d'espèces locales et n'ont pas de prédateur, à part l'homme. Il faut donc les éliminer dès qu'on en a la possibilité. Leur chair est délicieuse, et ils sont dorénavant pêchés et consommés dans pas mal de restos en Guadeloupe, çe qui contribuera peut être à limiter leur prolifération.

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Le 3 nous retournons à St François où nous retrouvons Gilles et Ambre. Didier et Fadila désirant faire le plein de rhum et de fruits tropicaux pour ramener en France, nous allons faire 1 tour au marché le lendemain matin avant d'aller déguster un bon plat local dans notre lolo préféré "les pieds dans l'eau" puis nous prenons la direction de l'aéroport d'où ils s'envolent pour la métropole.
Je leur emboîte le pas 3 jours plus tard et je dois reconnaître qu'il me tarde de retrouver un peu de fraîcheur, la neige et bien sûr les proches et les amis...

Je vous souhaite à tous une excellente année 2017 et j'espère vous voir pendant les fêtes ou en janvier avant mon retour en Guadeloupe où de nouvelles aventures et de rencontres m'attendent ainsi que quelques copains qui ont manifesté le désir de goûter eux aussi aux plaisirs de la navigation dans les Caraïbes.