Vendredi 24 mars.
A 16h, Alice largue mes amarres avant de gagner l'aéroport. Aotearoa s'ébroue dans le petit temps et se dirige vers L'îlet Gosier pour y retrouver Florian et Eloïse. Le départ pour St Martin et les grandes Antilles sera pour demain, ça tombe bien çar la tradition dit qu'il ne faut pas prendre la mer un vendredi... Je ne suis pas particulièrement superstitieux mais d'un côté, ça rassure un peu.

Je souhaite partir tôt demain matin afin d'être sûr d'arriver à Marigot avant la nuit, dimanche soir et je sais que Florian risque de contrarier mes plans.... Effectivement, après plusieurs ti'punchs à bord de son bateau Esperantza, nous partons à terre pour manger un petit bout... Les choses se compliquent un peu pour moi qui souhait me coucher pas trop tard, mais qu'y faire? Je ne les reverrai pas avant plusieurs mois, en Colombie probablement, alors je ne puis me résoudre à les abandonner prématurément, d'autant qu'il sont d'agréable compagnie tous les 2 et d'humeur toujours festive.

Finalement de retour à bord vers 1 h du matin dans 1 état proche de la béatitude, je parviens néanmoins à m'extraire de ma couchette à 6 h du matin et sans perdre 1 mn, je lève l'ancre en direction du toujours agité canal des Saintes. C'est la plus longue navigation que j'entreprends en solo mais la soirée d'hier m'a ôté toute appréhension, je sens que tout va bien se passer....
Le vent est présent dès le départ et Ao file sous régulateur d'allure à 7,4 noeuds sous GV réduite à 1 ris et trinquette. Puis il tombe curieusement dans le canal des Saintes. A 10 h, J' empanne en face de Vieux Fort puis continue toutes voiles dehors jusqu'à 13h où le moteur prends le relais pour cause de pétole jusqu'à 19h. A ce moment une bonne brise de 25 noeuds s'établit et je rétablis à nouveau la voilure. Un oiseau vient se reposer à bord et me tiendra compagnie toute la nuit.
Les îles défilent lentement sur mon tribord, Montserrat, Antigua au loin, Nevis mais le vent m'oblige â infléchir au nord ma route et je suis contraint d'emprunter le canal entre Nevis et St Kitts alors que je n'avais pas prévu de prendre du nord avant Statia. Puis çe seront Saba et St Barth's avant mon arrivée à St Martin vers 16h30 après 1 navigation de 200 miles. Contrat rempli, la nuit s'est bien passée, j'ai pu dormir par tranches de 1 h et je suis en forme, çe qui s'avèrera précieux car juste après avoir mouillé devant Marigot, le catamaran de Greg et Céline s'approche et ils m'invitent à passer à bord boire un verre, et par expérience, je sais que le verre est toujours suivi de plusieurs autres, mais je me réjouis de passer la soirée avec eux.
Le lendemain 27 mars, je retrouve par hasard une autre connaissance, Alain, rencontré en Guadeloupe, qui pour sa traversée depuis la Guadeloupe a eu à affronter des creux de 4 mètres. Il m'apprend qu'un RM, mouillé à une bouée à Saba, comme moi l'an dernier, est parti à la côte avec son mouillage et l'arrière de sa coque à été éventré sur les rochers. Le bateau a dû être grutté sous peine de couler, gros travaux en perspective!
Je profite de cette journée pour faire le tour des shipshandlers et équipe Aotearoa d'un nouvelle ancre, la Rocna et d'un groupe électrogène. J'ai une grande confiance en cette ancre Néozélandaise qu'il me tarde de tester au plus tôt. J'ai également investi dans 1 nouveau répartiteur électrique, sur les conseils avisés de Greg, car l'ancien ne recharge plus les batteries qu'épisodiquement.
Le 28, c'est le jour tant attendu çar Didier, mon équipier le plus assidu et enthousiaste, vient me retrouver pour la 3ème fois et je vais le récupérer à l'aéroport de la Reine Juliana, côté hollandais.
Après avoir effectué l'avitaillement, nous passons voir Greg, Céline et les enfants et les amenons avec nous passer la soirée à Grand Case où nous nous régalons de succulents ribs.
Le lendemain nous effectuons divers petits bricolages à bord et Greg m'installe le nouveau régulateur qui assurera la pleine charge des batteries, un bon point pour l'autonomie énergétique du bateau. Le soir nous sommes invités sur Motu Atua et Céline nous cuisine d'excellentes côtés d'agneau. Nous évoquons nos souvenirs de l'été dernier dans les Grenadines et parlons de nos navigations futures qui devraient nous amener à nous retrouver.......

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Le 29, après avoir fait les pleins d'eau, de gasoil, d'essence et de gaz, nous levons l'ancre vers 16h30 à destination des Iles Vierges Britanniques et le lendemain matin à 7h30 nous mouillons à Virgin Gorda, dans la superbe baie de Gorda Sound.
La navigation de 74 miles fût très agréable et riche en petits évènements. Tout d'abord Didier, a vu une météorite en feu, tomber dans l'eau à une çentaine de mètres du bateau, grosse émotion. Puis, lors de mon quart de nuit je me suis régalé à admirer la Croix du Sud, puis qu matin un petit groupe de dauphins nous a accompagné pendant une dizaine de minutes, çe qui m'a laissé le loisir de les filmer avec ma petite Go Pro et l'un d'eux nous a même gratifié d'un magnifique saut périlleux, super spectacle.

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Le 1 er avril, après 24 h dans Gorda Sound, nous nous dirigeons vers les "Baths", superbe agglomérat d'énormes roches de granit au milieu desquelles nous déambulons admiratifs.
A 10h45, nous quittons le mouillage pour notre prochaine destination, la République Dominicaine, distante de 271 miles. Sous le vent des îles, une vedette à moteur vient tourner autour du bateau en nous demandant notre destination.
Le lendemain matin dès 7 h, nous établissons le geenaker alors que nous longeons la côte sud de Porto Rico puis un hélicoptère vient nous survoler alors que nous naviguons tranquillement sous spi. Décidément on est bien surveillé dans le secteur!

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Pendant que mon insouciant équipier prėpare la 1 ère tournée de planteurs, le capitaine étudie la stratégie pour affronter de nuit le terrible canal de la Mona qui fait trembler certains navigateurs lorsqu'ils l'évoquent, même à l'abri dans leur marina. Nous avons choisi la bonne fenêtre météo mais qu'en sera t'il vraiment dans 2 h lorsque nous y serons? En attendant, on se sent bien seul, pas le moindre voilier ni pêcheur en vue, mais où sont ils donc et que faisons nous en ce lieu de sinistre réputation où les fonds de plus de 8000 m de la seconde fosse la plus profonde du monde remontent brutalement sur des hauts fonds de 200 m et lèvent parfois d'ėnormes vagues.
Sa traversée sera en fait très calme pour nous à tel point que nous devons mettre le moteur à l'approche de l'île de Saona, la 1 ère terre dominicaine que nous touchons.
A 16 h, nous arrivons à la marina des milliardaires de Casa del Campo et nous amarrons ou bon nous semble çar nos appels sur la VHF restent sans réponse. Nous nous rendons de suite à la capitainerie et çe fût le début d'un long marathon administratif de plus de 3 h car 4 fonctionnaires de 4 administrations différentes sont requis pour effectuer les formalités d'entrée dans le pays, ainsi qu'un intermédiaire dont le rôle n'est pas très clair. Vers 18 h, 4 personnages étant présents, nous montons à bord d'Aotearoa et les "tractations" commencent. Au bout d'un moment, après palabres, l'un d'eux nous présente une addition d'un montant de 174$ sur 1 bout de papier et je l'accepte, sachant que d'autres bateaux ont payé 250$. Nous payons et regagnons la capitainerie lorsque se pointe, le représentant du ministère de l'agriculture qui demande 20$ de plus en échange d'un reçu. Il fait nuit noire, et ils exigent que nous quittions le port en suivant çar nous ne pouvons pas rester à cet emplacement disent ils, cela nous en coûterait 120 $. Je refuse catégoriquement car je n'ai aucune envie de prendre le moindre risque avec le bateau, ne connaissant pas le coin et la cartographie étant imprécise. Je leur propose de rester là et de quitter le port discrètement à 6 h demain matin et ils finissent par accepter sachant que s'ils nous "chassent" et qu'un problème survient, ils auront 1 part de responsabilité. Puis vint le moment de " négocier" le fameux "despacho", sésame officiel indispensable, devant indiquer notre prochaine étape, délivré par l'armada, la marine de guerre. Ils nous en donnent un pour Bayahibe où nous nous rendons le lendemain. Ouf, On s'en sort pas trop mal mais ce fut bien compliqué.

Ambiance plus locale dans cette petite station balnéaire, cependant envahie chaque matin par des centaines de touristes en partance pour les îles de Catalina et Saona, bordées de superbes plages de sable blanc ourlées de cocotiers. Une fois les nombreux bateaux partis, le calme est de retour et le charme opère. Après un bon petit déjeuner et une baignade, une visite à l'armada s'impose pour obtenir notre prochain despacho pour Boca Chica. Mais comme nous souhaitons aussi aller sur l'île de Catalina, ils ne nous le délivrent que pour cette destination. A nous d'en demander un nouveau à l'armada sur place... Une fois sur place, vers 17h, seuls 2 voiliers occupent le mouillage et nous allons à terre pour une baignade avant le coucher de soleil. Nous discutons avec un gardien qui nous dit que l'armada n'a pas de poste ici, ça devient ubuesque leur affaire....... Il va encore falloir parlementer en arrivant à Boca Chica, où les autorités n'ont pas très bonne réputation çar très intéressées par les bakchichs aux dires de radios ponton et d'un copain, Philippe, qui y est passé il y a moins d'1 mois.
Le 5 avril, vers 8 h nous quittons Catalina et arrivons à Boca Chica vers 15h. Une barque de la marina vient à notre rencontre et nous indique le chenal à suivre çar le chenal est très étroit et on a vite fait de se poser sur la quille. En fait c'est très simple, il suffit de bien se coller aux pontons du yacht club et de la marina et ça passe sans toucher. Une surprise nous attend, Jean Pascal et Fanfan, rencontrés au Cap Vert l'an dernier, nous attendent sur le ponton et nous aident à nous amarrer.
J'avais échangé quelques mails avec eux et je les savais dans les parages mais c'est une agréable surprise de les revoir. De suite nous sommes accaparés par les autorités et je donne mon despacho à un membre de la sécurité, grave erreur çar nous ne reverrons plus ni l'homme ni le fameux et indispensable document, çe qui nous vaudra pas mal d'ennuis le jour du départ avec l'inénarrable Armada.
Une fois le bateau bien rangé, Jean Pascal me narre ses mésaventures avec sa drisse de grand voile et ses lazzy jacks et me voilà en haut de son mât pour déterminer d'où peut venir l'usure de la drisse et débloquer ses lazzy. Le soir nous prenons l'apéro à bord de Tumbayo et dégustons un délicieux plats de pâtes à l'ail et à l'huile d'olive tout en discutant du bon vieux temps.... Et le lendemain matin je remonte au mât pour régler le problème.
Didier me fait part de douleurs dans les jambes et suppose être atteint du zika ou du chikungugna çar il souffre de courbatures et de maux de tête.
Le 6 avril, en attendant l'arrivée de Fadila et Elias ( la femme et le cadet de Didier ) nous bricolons à bord puis partons les chercher à l'aéroport vers 18h. Un super plan à 80$ dégotté par Didier avec le concours de Ti'Jo, un Haïtien bossant à la marina qui connaissait un mec qui avait une voiture... Si ça fait vivre le peuple, on veut bien mais ça fait quand même un peu cher!
Le soir nous amenons Fadila et Elias déguster un super "Pollo al carbon", l'équivalent du poulet boucané antillais et on se régale pour 3 $ chacun, accompagnement et boisson comprise.

Le 8 avril, nous louons 1 voiture et prenons la route de Las Terrenas pour retrouver 2 vieux copains, Jacques Dartout et Philippe Casagrande, avec qui j'ai passé 3 mois à st Martin, il y a un bon bout de temps.... Tout le monde est séduit par les belles plages du nord de l'île, presqu'île de la Samana et nous retrouvons Jacques pour un apéro au soleil couchant puis plus tard dînons de délicieux "camarons", les meilleures gambas de la ville selon TripAdvisor, chez Philippe, dans son petit Resto, "tu Casa". Le lendemain nous faisons une longue balade sur la plage de Coson et déjeunons avec Jacques et sa compagne Linda avant de reprendre la route de Boca Chica. Notre vieille Mitsubishi s'avère très "délicate", voire carrément dangereuse à conduire. Dès que je freine, les roues se bloquent, la voiture se déporte sur la gauche et glisse sur la chaussée. A mi parcours un pneu éclate, heureusement que nous n'allions pas très vite, un vrai corbillard cette tire, Fadila ne se gênera pas pour le dire au loueur.....

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Une surprise nous attend de retour à la marina, J Pascal et Fanfan on fait demi tour et nous attendent çar leur drisse de grand voile a été sectionnée et je suis convié à 2 nouvelles ascensions en haut de leur mât.
10 avril, c'est le jour du départ pour Bayahibe et la véritable séparation avec J Pascal et Fanfan.
Malheureusement l'armada va nous faire perdre 3 heures çar le "despacho" que j'ai remis au gars de la sécurité le jour de notre arrivée est introuvable, ainsi que le bonhomme. Il faudra des menaces de plainte à l'ambassade de France pour que le gradé patibulaire daigne nous laisser partir avec 1 nouveau sésame à destination de l'île de Saona, non sans qu'il se montre suspicieux sur les raisons de notre séjour sur cette île. Vers 10 h, nous quittons le port et mettons le cap sur l'île de Catalina, notre prochaine étape. Le vent est faible et nous déroulons rapidement le geenaker qui nous permet d'avancer autour de 5 noeuds, puis vers 14 h, il se renforce et nous prenons 1 ris dans la GV et roulons le génois. Bien nous en a pris çar 5 mn + tard, un gros grain nous enveloppe et obscurcit l'horizon, il durera bien 2 heures pendant lesquelles la houle se renforce et le vent grimpera jusqu'à 30 noeuds accompagné d'un pluie persistante. On s'est bien fait secouer.
Le lendemain nous poursuivons vers le charmant village de Bayahibe et nous nous mettons en quête d'un médecin pour Didier qui souffre toujours autant de ses courbatures aux jambes. Nous entrons dans la 1ère pharmacie et le tenancier s'avère être également "doctor". Un rapide examen lui permet de poser le diagnostic, Didier souffre de déshydratation et doit suivre scrupuleusement ses prescriptions et éviter l'exposition au soleil ..... Et le rhum, çe qu'il respectera à la lettre tous les jours jusqu'au coucher de soleil et au delà, selon les conseils du praticien.
Le soleil étant au zénith, c'est l'heure de la baignade sur la belle plage envahie de familles avec enfants à l'occasion de la semaine sainte, puis nous allons déguster un succulent poisson grillé dans un petit Resto local tenu magistralement par 3 dévouées et accueillantes Dominicaines.

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Le 13 avril, nous nous mettons en route pour la superbe île de Saona où nous arrivons vers 16h, heure à laquelle elle retrouve son calme après le départ des dizaines de bateaux de charter plein de touristes. Nous nous retrouvons seuls devant la magnifique plage de la Punta Delfin couverte de cocotiers, un vrai bonheur. Coïncidence , un des derniers bateaux à quitter le mouillage est 1 catamaran de charter nommé "Pyrénées", arborant le drapeau de la Rep Dom, je me demande comment il a bien pu atterrir là et j'aimerai bien connaître son histoire.

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Le 14 en fin de journée nous allons mouiller devant la superbe plage nommée " la piscine". Nous irons nous y baigner le lendemain matin, il faut bien l'admettre les eaux sont d'une couleur assez extraordinaire, c'est splendide.

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Un petit mot sur Elias, c'est sa 1 ère expérience à bord et il commence à vraiment s'impliquer dans les manœuvres le petit jeune " qui l'en veut ", selon l'expression chère à la géniale équipe des Deschiens de François Morel. Voici quelques clichés qui le prouvent. A une époque où beaucoup d'ados passent leur temps devant leurs écrans, le petit jeune " qui l'en veut" est le vivant exemple qu'une autre voie est possible, tout en se ménageant quelques plages pour effectuer ses devoirs, lire et correspondre un peu avec ses amis par mail, il est quand même de son temps, notre petit jeune " qui l'en veut". Mais quelle activité malgré la chaleur diurne, ce qui l'oblige quand même à faire 3 à 4 siestes par jour, on n'en ferait pas moins, la résistance humaine à ses limites!

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En fait, il prend un peu la place de son père dont l'état, il faut bien le reconnaître, ne s'améliore pas vraiment. Il a parfois des petits sursauts d'énergie et la douleur lui laisse quelques petites trèves lorsqu'il est sous l'effet des médicaments, mais il est loin de l'équipier flamboyant que j'ai connu lors de ses précédents séjours et loin aussi de l'intraitable arrière, indiscutable titulaire de son équipe de foot, qui, lorsqu'il pénètre sur le terrain, n'a qu'une seule devise: " le ballon passe mais l'adversaire, jamais". Alors, déshydratation, zyka, chikungunya, le doute est permis.... Mais cette chose qui l'a abattue doit être vraiment costaud, çar l'homme a de sacrées ressources!

Quant à Fadila, la plus aquatique de tout l'équipage, elle profite à fond des bons moments passés au mouillage pour se baigner pendant des heures, nager, et explorer les fonds marins. Elle a même réussi à apprivoiser un petit poisson qui l'a suivi pendant une bonne heure lors de son exploration de la " piscine".

Tout cela nous rapproche du terme du séjour de la famille Soreau et le 15, après un dernier arrêt à Bayahibe, nous mettons le cap sur Catalina ou nous passons la nuit à proximité de la vedette de l'Armada. En fait, ils sont cool les militaires de l'Armada, cool mais carrés, sauf le capitaine de Boca Chica, il suffit de leur indiquer une destination et ils nous font le despacho, sans jamais nous contrôler. Çar il va s'en dire que pour se simplifier les formalités et éviter de leur rendre une petite visite tous les jours, on ruse, on leur donne la destination la plus lointaine et on s'arrête en cours de route, c'est interdit mais on n'a pas vraiment le choix.........
Le 16 nous arrivons à 17 h à Boca Chica, et le soir allons pour la dernière fois déguster le "Pollo al carbon" dans notre petit lolo favori face au spectacle de la rue, çar ici, la rue est 1 spectacle. Les codes vestimentaires sont vraiment établis et exacerbés: les garçons avec le pantalon sous les fesses et les filles en jupes courtes, très courtes, ou leggin moulants, très moulants, épousant, comme le disait le metteur en scène de théâtre Jérôme Savary, la forme du moindre grain de beauté, le tout enveloppé d'un fond musical assourdissant et permanent! Faut dire que la moyenne d'âge est de 20 ans.....
Le 17 à 16 h, Fadila prends les choses en main et sonne l'heure de la douche, c'est souvent elle qui donne le rythme, c'est une femme d'action ma copine. Par contre le "petit jeune qui l'en veut" préfère se reposer en vue du long voyage qui l'attend et reste au bateau avec moi.
A 17 h, le pickup de la marina les emmène à l'aéroport, au revoir les amis, Aotearoa vous attend pour un prochain séjour quand vous voulez.....
Quant à moi, j'ai 48 h pour réparer l'annexe, faire l'avitaillement, refaire un beauté au bateau avant l'arrivée de mon copain Michel et de son fils Nicolas, avec qui nous irons livrer du riz à soeur Flora à Haïti, puis irons en Jamaïque et à Cuba. Vaste programme!
La suite dans l'île du cigare et des "Barbudos".

Hasta luego amis lecteurs et merci pour votre fidélité.