Aotearoa, en route vers les mers du sud

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Bonjour à tous, 
Nous avons entrepris le voyage qui devrait nous mener de l'autre côté de l'atlantique début 2016 Vous pouvez suivre et commenter nos aventures sur ce blog: Aotearoa64.canalblog.com 
Nous continuerons à l'alimenter au fur et à mesure de notre descente vers le sud.
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Isabelle, Hervé et Jakes vous souhaitent une bonne lecture! 

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09 novembre 2017

Au large du Honduras et descente vers Cartagena

Nous ne tardons pas à passer au large de Roatan et des 2 autres petites îles du Honduras qui nous permettent de recevoir et envoyer nos derniers sms. Dorénavant, seul le téléphone satellite nous reliera à la terre.

De jolis petits oiseaux viennent se reposer à bord à plusieurs reprises et ils jouent les vedettes, peu effarouchés par nos appareils photos. 

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Nous avons la chance de pêcher une belle dorade coryphène dont nous nous régalerons pendant 3 jours, c'est la fête à bord! 

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La navigation se poursuit dans une certaine euphorie car le vent et la mer nous sont favorables. La nuit nous naviguons le plus furtivement possible sans signaler notre présence et cela s'avérera judicieux car le 9 septembre vers 22h, alors que je suis de quart, je discerne nettement le bruit d'un moteur sans apercevoir la moindre lumière, il semble que nous ne soyons pas seuls et que les occupants du bateau en question cherchent à passer inaperçus. Evidement, je pense aux pirates et l'adrénaline afflue, mais l'obscurité nous enveloppe et étant sous voile, nous n'émettons pas le moindre bruit, rien ne trahit notre présence. Au bout de quelques minutes qui me semblent bien longues, le bruit diminue et j'en suis extrêmement soulagé. 

Dès notre arrivée à Cartagena, mon copain Florian nous fera part d'une attaque contre un bateau français dans cette zone. 3 lanchas ( bateaux à moteur) ont abordé de nuit ce voilier, 11 hommes sont montés à bord, ont pillé le bateau en bousculant la femme du capitaine ( sans pour autant l'agresser) et sont repartis à l'arrivée d'un cargo alerté par le capitaine, venu leur prêter assistance. Ce genre d'expérience doit être assez traumatisant et cela finit parfois de façon tragique. 

Notre navigation se poursuit et nous nous éloignons jusqu'à 80 milles des côtes ( environ 150 km) mais nous n'aurons pas d'autres incidents à déplorer. 

Le 12 septembre, nous laissons derrière nous la pointe nord est du Honduras et 100 milles plus loin, nous mettons le cap au 151°, donc sud est, pour faire route directe sur Cartagena. Il nous faut cependant slalomer entre des hauts fonds assez scabreux par mauvais temps et c'est à ce moment que notre logiciel de navigation, qui donnait déjà des signes de fatigue, commence à faire véritablement des siennes. Il se coupe régulièrement, refuse de nous donner la position, le cap, la souris devient inopérante, bref, c'est la tuile. Heureusement, nous disposons d'une carte papier de la zone et d'un GPS qui nous permettent de nous positionner sur la carte et de tracer notre route. 

La chance continue de nous accompagner car les vents nous permettent de faire quasiment route directe sur notre port d'arrivée. 

Le 15, une nouvelle coryphène s'accroche à notre ligne, c'est une battante, elle remonte à hauteur du bateau sur tribord puis sur bâbord et il me faut batailler un moment avant de l'amener à l'arrière et de la faire monter à bord. Mais elle n'abdique pas, j'essaie de l'immobiliser en vain avec mes mains à 2 reprises mais elle se débat tellement qu'elle finit par m'échapper et par retourner à l'eau. Pas grave me dis je, elle est ferrée, mis elle tire si fort qu'elle casse la ligne et s'échappe avec l'hameçon en guise de piercing, la guigne, mais elle a bien mérité de retrouver la liberté. 

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Notre descente se poursuit dans le golfe du Nicaragua, les milles défilent et nous sentons la terre se rapprocher. Depuis le départ, nous avons été épargnés par les orages, mais toutes les nuits, les éclairs illuminent le ciel et les masses impressionnantes des nuages, heureusement à distance respectacle d'Aotearoa, jusqu'à la dernière nuit en vue de Cartagena. 

Le 17 septembre, pendant le quart d'Hervé, un énorme coup de tonnerre retentit et me fait sursauter pendant mon sommeil. 

Hervé lui aussi est surpris et voit avec effroi un éclair taper la surface de l'eau à quelques dizaines de mètres du bateau. Il m'avouera avoir eu vraiment peur, je le crois volontiers car j'ai vécu la même angoisse entre Cuba et le Guatemala. Heureusement, aucun autre éclair ne viendra flirter avec Ao et quelques heures plus tard nous assistons à un superbe lever de soleil sur Cartagena. 

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Vers 8 heures nous entrons dans la baie et à 10 H nous mouillons devant le club nautico. Je contacte mes amis Florian et Hélo qui sont là depuis le mois de juin car je ne vois pas leur bateau, Esperanza. Ils sont à une vingtaine de mille, dans la Cienaga de Cholon et arriveront en fin de journée. Le soir, nous les invitons à bord pour de chaleureuses retrouvailles et partager nos expériences respectives depuis notre séparation en Guadeloupe fin mars. 

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Ils nous informent que Maria, le 2 ème méga cyclone de l'été, menace lui aussi le nord des Antilles et qu'ils sont sans nouvelles de leurs amis Louis et Grazziela qui ont fui précipitamment les Saintes et pris la mer pour se mettre à l'abri. Ils ne se manifesteront que 2 jours plus tard et avoueront s'être fait très peur dans une mer démontée avec des creux de 6 mètres. 

Quant à nous, nous sommes maintenant en sécurité et allons profiter de la présence de nos amis pour découvrir avec eux les mouillages sympas de ce beau pays qu'est la Colombie. A très vite pour la suite des aventures d'Aotearoa. 

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Le Rio Dulce au Guatemala en photos

carte de notre navigation de 1200 milles entre Puerto Barrios et Cartagena et trajectoire du cyclone Irma            

Puis pirogue d'indiens au Golfete

Sortie du Rio Dulce tracté par la lancha de Victor

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Navigation du Rio Dulce (Guatemala) à Cartagena de Indias ( Colombie)

Hervé et moi arrivons à la marina Tortugal, au Rio Dulce le 1 er septembre. Le cadre est très agréable mais nous ne sommes pas en vacances, il faut remettre Aotearoa en configuration grande croisière après 2 mois 1/2 d'immobilisation dans cette jolie et très accueillante marina. Tout y est parfait et le bateau a bénéficié de soins attentifs en mon absence, aération, nettoyage, démarrage du moteur, climatisation, un service inédit et exceptionnel. 

Après avoir installé toutes les voiles, fait l'avitaillement, les pleins d'eau et de gasoil, le 5 septembre à midi nous entamons notre descente du Rio Dulce et nous arrivons à Livingston le lendemain vers 15 H après un agréable mouillage près d'un village indien dans le Golfete. Dès notre arrivée, nous nous occupons de nos formalités de sortie du Guatemala auprès de Raul et réservons les services de Victor pour le lendemain 8 H afin qu'il nous aide à franchir la barre de 1,80 M à marée haute. 

Nous en profitons aussi pour nous renseigner sur l'itinéraire probable suivi par le cyclone Maria car nous ne tenons pas à croiser sa route. Il semble que la voie soit libre pour nous. 

Le lendemain, Victor nous tracte et la barre tant redoutée est franchie sans que les quilles ne touchent le fond et j'en suis très heureux et soulagé car en rentrant, debut juin, elles avaient" labouré" la vase, ainsi que le safran, ce qui est toujours un peu difficile à vivre, on souffre pour son bateau en pareil cas. 

2 heures plus tard, nous hissons les voiles en direction de l'est car nous devons longer la côte nord du Honduras et cette longue navigation n'est pas sans risques. Des pirates y abordent parfois des bateaux de plaisance et il faudra naviguer très loin des côtes, et la nuit, évoluer sans aucune lumière pour minimiser les risques d'être repéré. 

La 1 ère journée, le vent est de face, nous tirons donc quelques bords vers le nord, ce qui nous permet de prendre un peu de distance avec le rivage. Puis le vent tourne et nous devient plus favorable. Nous progressons sous voile cap à l'est, ce qui est assez inespéré car habituellement, le vent souffle de l'est. C'est certainement la présence de Maria au nord des Antilles qui génère ces vents inhabituels. 

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03 octobre 2017

Entre le Guatemala et la Colombie, retour estival au pays basque

Cette année la coupure estivale aura duré 10 semaines, du 21 juin au 31 août.
Aotearoa est en sécurité au Rio Dulce et à l'abri des cyclones, et je peux donc apprécier mon séjour l'esprit tranquille.
J'ai avant tout profité des enfants et des amis et succombé à l'appel de la montagne car j'avais un besoin de goûter à la fraîcheur des sommets ainsi qu'un besoin de me dépenser physiquement.
Voici quelques photos représentatives des moments forts de ce séjour.

les photos, dans l'ordre:

 Avec Tom et les pottoks, sur les pentes de la Rhune

Sur les crêtes du  Néouvielle saupoudré de neige, avec Francis et Sébastien 

Avec Robert et Francis, nous avons gravi le Soulor, L'Aubisque, Luz Ardiden, le col de Roncevaux et les hauteurs des Aldudes

Avec Jean Claude, ascension au lac de Bastampes et son joli petit îlot

Une ballade à cheval sur le chemin Henri lV avec Philippe et Christelle et photo souvenir avec Serge après le col d'Otxondo.

Et les incontournables fêtes de Bayonne avec Audrey, Stéphane et toute la bande

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14 juillet 2017

La carte des Caraïbes

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Voici la carte représentant le parcours de 650 miles, soit 1000 km, entre Cienfuegos (Cuba) et le Guatemala, qui ne possède 

qu'une très petite façade maritime, entre le Bélize et le Honduras. 

Livingston et le Rio Dulce, se trouvent tout près de Puerto Barrios.

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Traversée de Cuba au Guatemala, 5 jours et 5 nuits seul dans la mer des Caraïbes

J'ai quitté la marina de Cienfuegos le lundi 5 juin après que Jean Claude eut défait les amarres d'Aotearoa.

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En passant devant le village des pêcheurs, j'ai eu la surprise d'apercevoir mes amis qui me font des signes amicaux en guise d'adieu.

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1/2 heure plus tard, je suis en mer, je hisse les voiles et me prépare à passer ma 1ère nuit en mer.
Il y a des vagues et du vent, de près malheureusement, c'est donc assez inconfortable mais faut faire avec. A la nuit tombée, je réduis les voiles afin de pouvoir me reposer un peu. Une fois la surface des voiles adaptées au temps, cela rassure et le bateau suit sa route sans problèmes généralement, c'est bon pour le moral...

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Ce 1 er jour, je prends mes repères. Après 1 nuit assez calme, la seconde journée me permettra
de m'amariner et gagner en confiance. En fait je n'ai pas peur, j'aurai juste apprécié avoir 1 équipier car je ne me sens pas l'âme d'un solitaire.

Le 3ème jour le vent tombe dès le matin et je commence à m'inquiéter un peu çar je n'ai pas le plein complet du réservoir et il me reste encore 3 jours de navigation. Cela va me prendre un peu la tête jusqu'au lendemain ou j'aurai la certitude de ne pas manquer de gasoil jusqu'à l'arrivée.
Les conditions alternent entre vent faible, et pétole et je manœuvre beaucoup pour profiter du moindre souffle d'air, pour économiser au maximum le carburant.

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Le jeudi 8 juin est une journée de rêve où je commence vraiment à apprécier ma condition de navigateur solitaire. Je suis bien reposé et j'en profite pour lire à satiété.
A 15 h, je sors le geenaker et le rentre vers 18h, puis je remets le génois et la grand voile haute que j'affale à 22h çar le vent tombe à nouveau jusqu'à 0h30. En gros, ça change toutes les 3 heures et je manœuvre souvent mais vers 3 heures les choses se gâtent sérieusement. Après un petit somme, je réalise que je suis au cœur d'un gigantesque orage, les éclairs zèbrent le ciel tout autour du bateau et j'ai vraiment peur de prendre la foudre. J'ai 1 copain
à qui s'est arrivé au mouillage en Guadeloupe et il s'en est tiré avec 1 sacrée frousse. Il a vu 1 boule de feu dans son bateau et tous les instruments électroniques ont cramé. Si cela m'arrivait, cela aurait des conséquences dramatiques pour moi, comment pourrais je arriver au Rio Dulce sans GPS ni cartographie? Sans penser aux possibles risques d'incendie......

Bon, la situation est restée très tendue pendant 3 heures au cours desquelles je me suis fait beaucoup de soucis. J'ai coupé pratiquement tous les instruments pour essayer de les préserver ainsi que le moteur dès qu'il y avait 1 souffle d'air. Heureusement, çe n'était pas mon heure..... Mais cela reste la pire nuit que j'ai jamais passée en mer!

Le 9 vers 10h, le bateau file à 6 noeuds, mais la mer est formée et le bateau tape dans les creux, les impacts sont assourdissants et m'atteignent dans ma chair, je souffre pour mon bateau, mais je n'ai pas trop le choix, il faut continuer en espérant que les conditions vont se calmer....
Le soir, le soleil me gratifie d'1 fabuleux spectacle, il semble émettre des reflets d'argent qui se reflètent sur les nuages alentour, discrètement voilé par un filtre de couleur, sublime!
Le courant me porte, la nuit s'annonce douce, ma dernière nuit de navigation.....

Le lendemain à midi, après avoir croisé plusieurs cargos, j'atteins Livingston et je jette l'ancre
devant la bouée d'entrée du Rio Dulce. Là, j'attends l'arrivée de la lancha ( grosse barque) de Raul qui doit me remorquer pour passer le seuil d'entrée d'1,50 mètres demain matin. Dans la nuit, un fort grain me tombe dessus et me fait dériver d'1 mile vers le large, çe dont je ne m'apercevrais qu'au réveil, le lendemain matin. J'ai eu de la chance de dériver dans ce sens, je m'en tire sans aucun dommage.
Vers 9h, la Lancha arrive, me prend en remorque et nous voilà en route vers ce fameux seuil qui
m'angoisse quand même un peu çar je crains que mes 2 quilles et mon safran, longs d'1,80 ne râclent le fond, malgré le fort coefficient de marée. Ce qui peut engendrer quelques soucis....
Nous fonçons vers le seuil à plus de 6 noeuds et dès que le fond remonte brusquement, la vitesse tombe à 3, puis 2, puis 1,5 noeuds... Le bateau se dandine un peu sur ses 2 quilles, je mets un peu de moteur pour l'aider à progresser et éviter qu'il s'immobilise, tout en priant que mon safran ne souffre pas de çe contact violent avec le sable. Le passage dure un demi mile et je ne suis soulagé que lorsque la vitesse augmente à nouveau. Décidément, je souffre souvent pas mal pour mon cher bateau! Nous arrivons devant Livingston où je peux mouiller tranquillement dans un fond de 4 mètres. Peu après, les autorités arrivent pour effectuer les formalités d'entrée. Une fois celles ci accomplies, vers 11h, je suis libre et descend visiter la charmante ville de Linvingston. J'y reste toute la journée, déjeune dans un petit boui boui, rencontre un marin qui me fait visiter la jolie plage à l'est de la ville, avant de retourner à bord.

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Le lendemain, vers 13 h, j'entame la remontée du Rio Dulce et traverse de superbes paysages.

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Vers 13 h, je m'arrête pour dormir dans le " golfete", une espèce de grand lac tout en longueur. Des Indiens circulent près des berges en pirogues, certaines étant pilotées par des enfants.

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C'est un petit paradis cet endroit et si je n'avais pas à m'occuper de mon billet d'avion pour rentrer, j'y aurai passé quelques jours de plus. Je profite de la quiétude des lieux pour prendre une très agréable baignade dans l'eau douce et chaude. Le lendemain, je poursuis ma remontée du Rio Dulce et j'arrive enfin à la marina Tortugal où j'ai la bonne surprise de voir mon copain basque, J Jacques prêt à me prendre les amarres, à côté du bateau de J Pascal et Fanfan, je suis décidément en terrain connu. D'autant que nous sommes dans la province "Izabal", un nom à la consonance basque on dirait bien.......c'est d'ailleurs aussi le nom du grand lac ou le Rio Dulce prends sa source.
La boucle est bouclée, Aotearoa est amarré à la marina Tortugal jusqu'à début septembre, et il va affronter les 1 ers mois de la saison cyclonique en toute sécurité.

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Je passe une dizaine de jours dans la marina avec mon copain Jean Jacques, nous faisons quelques courses dans la ville de " Rio Dulce" et en profitons pour aller goûter quelques spécialités locales, très proches de la cuisine mexicaine.

La veille du départ, je prends le bus pour Guatemala city vers midi et il nous faudra 8 h pour gagner la capitale, malgré la conduite hyper sportive, voire un peu inconsciente du chauffeur
Qui dans chaque descente se colle sur la voie de gauche et double un nombre impressionnant
De voitures, un peu flippant, même si je suis plutôt adepte de la conduite dynamique....
La pluie nous accompagne à la fin du parcours mais ne fait aucunement baiser la moyenne!
Je mets pied à terre avec soulagement et gagne ma "casa particular" ou je prends un peu de repos avant mon long vol du lendemain qui va me faire transiter à Miami puis Madrid avant de me poser à Fontarrabie, l'aéroport de Saint Sébastien.

Je serai de retour au Rio Dulce le 1 er septembre avec mon équipier Hervé et nous mettrons le cap sur Cathagène en Colombie.

Rendez vous cet automne pour la suite de nos aventures.

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07 juillet 2017

La carte d'Hispaniolia

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De la République Dominicaine à l'île à Vache, Haïti.

Fin avril 2017

Je suis désolé pour les amateurs de lecture, j'ai, par erreur, effacé l'article que j'avais laborieusement écrit sur cet épisode. J'ai donc décidé de faire paraître les photos avec
Un brin de texte pour vous permettre de suivre nos aventures.....et une carte d'Hispaniolia, pour
vous montrer la navigation entre la République Dominicaine et l'île à Vache.

Cette étape est donc chronologiquement à resituer avant l'escale de Cuba.

Dès notre arrivée, nous débarquons les 200 kg de riz destinés à l'orphelinat de soeur Flora dans une barque qu'elle nous a envoyée. Nous montons à bord pour la rencontrer et lui remettre en
main propre, ainsi que des médicaments collectés pour ses 71 "enfants".

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Michel et Nicolas très attentifs aux paroles de soeur Flora.

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Des enfants rencontrés sur l'île à qui je distribue bics et cahiers.

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L'île à Vache mérite bien son nom!

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La superbe baie de Mogan où nous avons passé une semaine.

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L'équipage d'un bateau brésilien en train de donner un coup de main à Ashley pour son joli petit restaurant et 1 petite épicerie.

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Aldo, l'Urugayen au 1er plan, et John l'américain à droite, 2 sympathiques marins avec qui on a passé un bon moment à bord d'Aotearoa.

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Avant de quitter Haïti, nous sommes partis mouiller sur une petite île, Caye à l'eau, où les enfants
Creusent des puits sur la plage pour récupérer de l'eau douce. Ne vivent sur l'île que des pêcheurs
Et leurs familles, tous logés dans des huttes de paille.

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une barque de pêche et son gréement aurique.

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Et maintenant, en route vers port Antonio en Jamaïque. La suite est déjà publiée ! 

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06 juillet 2017

De la Jamaïque à Cuba


Port Antonio, Jamaïque, le 3 mai 2017.

La Jamaïque n'aura été qu'une (trop) brève escale de 3 jours, escale technique avant tout entre Haïti et Cuba, îles assez démunies en ressources et matériel. Dommage, mais Michel et Nicolas ont un billet d'avion retour au départ de la Havane, et si nous voulons consacrer du temps à la visite de Cuba, nous ne pouvons nous permettre d'y rester davantage.

Nous souhaitions aller à Santiago de Cuba pour visiter cette authentique ville coloniale située au pied de la fameuse sierra Maestra, refuge des "Barbudos pendant la guérilla lors de la révolution, mais une bulle persistante de pétole sur la côte sud de Cuba nous en a dissuadé. Nous ne pourrons donc effectuer nos formalités d'entrée qu'à Cienfuegos, distante de 400 miles environ. Cela nous interdit toute escale avant d'y parvenir, çe qui, bien entendu, nous contrarie beaucoup! Il va falloir jouer au chat et à la souris avec les gardes côtes et éviter de se faire surprendre car nous tenons absolument à faire escale dans " los jardines de la Reina", un archipel d'îles désertes dont les eaux fourmillent de langoustes. Nous nous dirigeons vers le Cap Cruz et la navigation est très agréable car il y a un peu de vent et très peu de houle, un vrai bonheur par rapport à nos traversées précédentes.

Le 4 mai à 15h, une vingtaine de mille au nord du cap Cruz, dans une zone aux eaux peu profondes, nous pêchons coup sur coup 3 gros barracudas et 1 carangue à gros yeux. Ces 2 espèces étant porteuses de la très redoutée cigüatera, nous sommes contraint de les remettre à l'eau à contre cœur. Nous n'avons quasiment rien pêché et pour une fois que cela mord, nous voyons nos rêves de poissons frais s'évanouir, quelle poisse! Cette partie de pêche à été spectaculaire car nous avons été témoin de l'attaque de notre 2 ème barracuda par un gros prédateur qui l'a manqué d'extrême justesse, au moment où nous le remontions à bord. Pour finir, 1 heure plus tard, un "gros" a cassé la ligne de notre super poulpe qui s'était montré si efficace.

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La journée du 5 à démarrée sous les meilleurs auspices. En sortant humer l'air du large vers 7 h, j'aperçois quelques dauphins. Ils sont une bonne douzaine et s'amusent autour de l'étrave. Nous ralentissons la vitesse du bateau çar je souhaite effectuer des vues sous marine de ces intelligents mammifères. J improvise une perche pour ma petite Gopro et parviens à l'immerger à l'avant du bateau dans l'espoir de filmer leurs évolutions sous marines qui m'intriguent. L'exercice n'est pas évident car je filme en aveugle avec la caméra à l'envers, et la pression de l'eau contrarie la stabilité de la caméra, sans parler de la mienne, plutôt instable à l'avant du bateau, balloté par la houle.

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Le jeu en valait la chandelle car j'ai réussi à obtenir de rares images de leurs gracieuses évolutions sous la surface, on les voit nager d'un côté à l'autre de l'étrave, dans des mouvements bien coordonnés, c'est vraiment extraordinaire, à mes yeux! Quelle grâce et qu'elle fluidité ils ont! Pour une 1 ère tentative, je trouve que c'est pas mal du tout!
La nuit nous réserva une autre surprise, assez mystérieuse, à tout le moins et tout aussi extra ordinaire! Après nous être installé à notre 1 er mouillage clandestin, vers minuit, après la rédaction de ces lignes, je sortis pour contempler le ciel avant de m'endormir et bien m'en a pris çar je constatais que le bateau était complètement vent arrière, chose tout à fait anormale. Je me rendis à l'avant et à ma grande surprise, l'ancre, au lieu d'être tendu devant le bateau, passait sous la coque, phénomène que je n'avais jamais constaté auparavant. Après plusieurs tentatives infructueuses pour le ramener dans le lit du vent, en désespoir de cause, je décidais de sortir Michel du lit, çar c'est un personnage plus cartésien que moi et je ne doute pas de la pertinence de ses analyses. Ce n'est qu'après avoir mis 10 mètres de chaîne en plus, et insisté à plusieurs reprises avec le moteur en marche arrière, qu' enfin Aotearoa se mit face au vent, dans le prolongement de l'ancre. Pour quelle raison est il resté si longtemps vent arrière, voire travers au vent, c'est un mystère pour moi. Encore un sujet que Michel pourra éclaircir avec quelques vecteurs, qui, m'a t'il expliqué, servent à calculer 2 forces qui s'opposent, ici en l'occurrence le vent et le courant...... La vision du monde et des choses est vraiment facilitée pour ceux qui ont l'art de manier ces abstractions absconses!
6 avril
Nous quittons le mouillage très tôt pour éviter de nous faire remarquer çar il y avait déjà 2 gros motor yachts à notre arrivée hier soir. La pêche continue à nous être défavorable, un "gros" nous emporte notre appât pour son petit déjeuner, pas sympa ça, mais on aura notre revanche...La suite nous sera plus bénéfique. Nous mouillons dans 3 mètres d'eau devant une grande plage et partons explorer les fonds sous marins. Ceux ci ne s'avèrent pas très beaux mais quelques belles langoustes y ont élus domicile et en 1 heure avec Nicolas, nous en prélevons 8. Un excellent début, d'autant que ce sont les plus grosses que j'ai jamais vues et pêchées.

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Dernière surprise de la journée, nous avons vu le RAYON VERT au moment même où le soleil a tangenté l'horizon. Enfin c'est Michel qui l'a remarqué çar c'est furtif comme vision et la mienne, toujours fâchée avec les couleurs, ne m'a pas permis de le détecter, mais je l'ai quand même vu, çe qui est assez exceptionnel. Tout comme l'excellent repas qui s'ensuivit avec 3 langoustes toutes fraîches accommodées d'une mayonnaise Dominicaine.
Le 1er contact avec Cuba se passe pas trop mal.

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Le 7 avril, avant de quitter les lieux, je repère une belle langouste et j'incite Nicolas à la capturer à la main, çe qu'il réussit après quelques tentatives, devant l'objectif de ma caméra sous marine, belle prise! Vers 15h, le vent tombe et nous sortons le geenaker, mais le vent passe rapidement sur l'arrière. Nous décidons alors de le remplacer par le spi. L'envoi se fait parfaitement et nous le gardons un bon moment par 5 à 6 noeuds de vent, c'est super, Ao file sur une mer plate. Puis le vent commence à monter jusqu'à 12 noeuds et semble se stabiliser, je commence à cogiter et me poser la question de l'affaler quand tout à coup une rafale à 25 noeuds nous fait partir au lof et couche le bateau.....
Évidement une certaine panique s'empare de l'équipage et une 2 ème rafale ajoute encore à la confusion. J'essaye de masquer le spi avec la grand voile pour qu'il s' étouffe un peu afin de pouvoir descendre la "chaussette" et l'affaler sur le pont mais la force du vent m'en empêche.
J'appelle Nicolas pour m'aider à descendre la fameuse chaussette pendant que Michel nous fait abattre, et, après un rude combat, nous parvenons à étouffer le spi et à l'affaler sur le pont. Ouf, on a eu chaud et le spi aussi, j'ai bien cru qu'il allait exploser!

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Après 1 nuit tranquille, le 8 avril vers midi nous pointons à l'entrée du détroit qui doit nous mener à Cienfuegos. Nous passons devant l'énorme peinture en l'honneur du Socialisme Cubain, puis du château et du joli petit village de pêcheurs. 1 heure plus tard nous sommes amarrés au ponton de la marina dans l'énorme golfe de Cienfuegos et je ne manque pas d'apercevoir au loin une furtive silhouette à la crinière abondante et un peu désordonnée, il s'agit de mon copain J J Lasarte qui nous accueille chaleureusement.

Les formalités s'enchaînent et avons même droit au chien anti drogue qui a le malheur de marquer un petit arrêt dans la zone technique, ce qui déclenche une fouille complète du bateau et pas mal de questions pernicieuses çar nous venons de Jamaïque, et en Jamaïque nous dit-on, il y a plein de drogue. Mais sur Aotearoa on est clean et il n'y a que des herbes de Provence.
Lorsqu'ils sont enfin convaincus de notre probité, l'équipe de "fouilleurs" lève le camp en nous souhaitant un bon séjour à Cuba.
C'est alors qu'une annexe, attirée par notre "Ikuriña" fièrement arboré, s'approche d'Ao avec à son bord une couple de Peyrehorade, nous discutons 2 minutes et nous promettons de nous revoir lorsque nous en aurons fini avec les formalités.
L'après midi me permet d'aller faire un tour de reconnaissance en ville en compagnie de Jean Jacques qui, étant là depuis 3 semaines, m'explique sommairement comment les choses se passent dans cette île bien particulière. Ne dit on pas: lorsque la logique s'arrête, Cuba se révèle. Bon va falloir une belle capacité d'adaptation pour percevoir la réalité des choses...

Tout d'abord, la monnaie, il y a les CUCS, pour les touristes et indexés sur le dollar et les pesos Cubains, monnaie du peuple dont les cours est 25 fois plus bas que les Cucs. Çe qui fait une sacrée différence pour le porte monnaie....
Au début on s'y perd un peu, puis on s'adapte. Pour payer en pesos, il faut quitter le circuit touristique dans lequel on essaye de nous cantonner, et fréquenter les marchés, les petites boutiques et les "cafétérias", minuscules comptoirs ou on peut manger des tortillas et des Bocadillos. Mais pour les obtenir, il faut aller à la banque et faire la queue, on fait beaucoup la queue dans le circuit réservé aux cubains, mais on s'y retrouve.
Il faut des fois jouer au plus malin pour payer en pesos. Une pina colada sans alcool coûte 1 Cuc (1$) pour l'étranger et si vous avez un interlocuteur ou une interlocutrice Cubain, et si c'est lui ou elle qui paye, ça coûtera 10 pesos, soit, 2 fois et demi moins cher... En résumé, ça revient moins cher d'offrir 1 verre et c'est plus efficace pour améliorer son espagnol. C'est en quelque sorte l'happy hour permanent, le Socialisme Cubain a du bon!
On peut retirer des Cucs dans les distributeurs avec une carte Visa mais pas avec une MasterCard, donc, seule solution, changer des euros ou des dollars en ....... Faisant la queue et muni de son passeport.
Le quartier colonial est très agréable avec de magnifiques et grandes maisons et édifices publics bâtis par les Français au début du XVII ème siècle sous l'impulsion d'un militaire originaire de Bordeaux, Jean Louis Laurent de Clouet.
Les rues foisonnent de galeries de peintures, de bars musicaux, et de restaurant dans de belles demeures avec de jolis patios. Çe qui frappe aussi, c'est que les Cubains vivent dans la rue, avec leurs maisons sans fenêtres vitrées. Lorsqu'on se balade, on les voit vivre à l'intérieur de leurs maisons, souvent scotchés devant des séries télévisées, et le soir, ils sont installés dans leurs vieux fauteuils à discuter sur le trottoir. Ca discute entre voisins et ça vit, çe qui compense un peu les restrictions auxquelles ils sont soumis çar les salaires mensuels, de l'ordre de 10 à 30 $ n'autorisent pas beaucoup de dépenses.....la convivialité semble inversement proportionnelle à la consommation, chère à nos sociétés occidentales. Peut être un des rares bienfaits de la "Revolución", avec le fait que Cuba soit protégé de l'uniformisation de la planète par la mondialisation et qu'elle ait gardé son caractère.
Les cubains, avec qui je me suis entretenu, aimeraient vraiment tourner la page de çe régime qu'ils estiment corrompu, règime qui veut tout régenter et contrôler via un réseau d'informateurs, les "chimosos", pratique d'une autre époque. Seul progrès, l'arrivée d'Internet, mais à dose homeopathique. Même les relations entre Cubains et étrangers font l'objet de règles intransigeantes, par exemple, il est interdit à tout Cubain de monter à bord de nos bateaux, et nous avons l'obligation de venir dans une marina ou de mouiller juste devant. Il nous est interdit de faire un mouillage librement le long du littoral, qui pourrait inciter les Cubains à entrer en contact avec nous. Changement radical avec Haïti, autre pays pas vraiment démocratique, où nous étions en permanence entourés de barques pour nous vendre tout un tas de choses.
Quand aux étrangers, s'ils sont tolérés chez l'habitant la journée (mais cela semble peu fréquent), il leur est absolument interdit d'y rester pour la nuit. Sinon, c'est dénonciation, interrogatoire et tout un tas de petits emmerdements pour les 2 parties. C'est arrivé à un voisin de port qui a dû être victime d'une dénonciation et qui a vu son bateau investi, fouillé de fond en comble et visité par le chien des drogues. Ses notes personnelles sur un carnet ont été épluchées et Il a subi un interrogatoire dont le but est de lui faire avouer qu'il connaissait un certain cubain apparemment "subversif" dont on lui a montré la photo. Le pauvre s'en est tiré avec une belle peur et il a dû y avoir méprise avec quelqu'un d'autre.
Bon, mais en dehors de tout ça, les Cubains sont très sympas, même les officiels, les gardiens, la sécurité... En ville, il est facile de discuter avec eux et ils sont toujours disponibles pour rendre service,par contre il faut aussi reconnaître que nous sommes souvent abordés sous l'angle de l'amitié mais avec parfois des arrières pensées intéressées, mais ça se comprend un peu!

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En attendant, le quotidien ici est agréable entre les rencontres, la visite de la ville, des musées, des galeries de peintures, le marché, les escales pour boire une pina colada sur une terrasse ou dans un patio avec un groupe de musique cubaine.
Avec Michel et Nicolas nous sommes allés visiter Trinidad, le joyau Colonial, avec ses rues pavées, ses magnifiques maisons, ses belles places et ses églises. Cuba dispose vraiment d'un patrimoine culturel et architectural exceptionnel.
Le 12 mai, après 4 jours dans la marina nous décidons de partir découvrir Cayo Largo où nous arrivons le lendemain vers 14h après une nuit de nav. Nous passons à la marina délivrer notre despacho et qu'elle ne fût pas ma surprise d'y trouver "Aldebaran", énorme bateau de type "Fifty" rencontré aux Canaries, malheureusement sans son équipage.
Les formalités terminées, nous nous installons dans un beau mouillage en compagnie de 2 autres voiliers.

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Dès le lendemain matin, nous mettons le cap à l'est et après 4 h de nav nous mouillons devant une petite île déserte colonisée par des oiseaux de mer. Après une inspection des fonds marins, nous y débarquons prudemment afin de ne pas perturber la colonie en pleine période de nidification. Pour notre dernière escale, nous avons choisi Cayo Guano del Este, petite île où est installé un superbe phare en forme de fusée, occupé par 2 gardiens, un chinois taciturne et solitaire et 1 Cubain volubile qui à peine débarqué, nous invite à partager quelques langoustes pour le dîner.
Nous faisons connaissance avec des pêcheurs dont le bateau est en panne de moteur et je leur donne une pâte de soudure à froid pour essayer de les dépanner. Ils nous indiquent un endroit où trouver des langoustes et avec Nicolas, nous partons en chasse. J'en remonterai 2 vraiment énormes, qui nous assurerons 2 excellents repas.

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Le soir nous débarquons au phare et y retrouvons les 3 pêcheurs et le gardien. La soirée fût mémorable car ce dernier cuisina divinement les langoustes accompagnées d'un excellent riz à la cubaine. Nous avons fourni le rhum et partagé des moments forts avec eux. Malheureusement ils nous ont recommandé de ne pas publier de photos ni de citer leurs noms çar si les autorités venaient à savoir qu'ils nous ont invité et que nous avons discuté librement, ils perdraient leur travail. Les pêcheurs sont de rudes gaillards, ils nous ont raconté leurs campagnes de pêche à la langouste et c'est avec une incrédulité doublée d'admiration que nous avons appris qu'ils descendaient en apnée à 30 mètres de profondeur pendant 4 à 5 minutes et qu'ils renouvelaient cet exploit à longueur de journée avec 4 à 5 mn de récupération seulement entre 2 plongées.

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En début de soirée, une tourmente s'est abattue sur l'île avec des vents de 80 km/h minimum et j'avoue avoir été un peu inquiet pour Aotearoa, surtout lorsque le nuage devint si opaque qu'il disparut de notre champ de vision. Les pêcheurs me rassurèrent un peu en disant que ce phénomène ne durerait qu'une heure et que l'ancre ayant tenu jusque là, il n'y avait pas de raison qu'elle se mette à chasser. Lorsque le nuage s'éloigna, je fus quand même très soulagé et me félicitais d'avoir investi dans cette nouvelle ancre, la fameuse Rocna Vulcain néo- zélandaise!

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Le lendemain, nous leur rendîmes visite avant notre départ et ils nous offrirent un beau pagre de 5 à 6 kg, belle générosité.

Jeudi 18 mai, Michel et Nicolas partent pour La Havane et Jean Claude arrive le 20 à Cienfuegos. Sans tarder nous partons visiter la ville et nous y passerons une 1 ère soirée un peu arrosée avec des Cubains rencontrés au "Parque Marti". Le

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lendemain, nous prenons le bac en direction du villages des pêcheurs en compagnie d'une Cubaine, Dayana et son petit garçon Cristofer. Arrivés sur place, grâce à notre charmante "guide", nous parvenons rapidement à trouver la maison de l'un d'entre eux, qui fût tout surpris de me voir et nous accueillit à bras ouverts. L'accueil n'est pas un vain mot et après les présentations avec toute la famille, la visite des lieux, il nous fît goûter le vin de la maison ainsi qu'un excellent plat de poisson. Ensuite, il nous emmena rendre visite à un des membres de son équipage qui lui aussi sembla tout heureux de nous accueillir. Il nous proposa même de revenir passer une journée à la maison. Le voyage vaut principalement par ces moments forts partagés avec les populations des pays visités, ils sont pour moi incommensurablement plus précieux que les visites des sites les plus prestigieux accessibles à tout le monde avec quelques billets...

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Vers 15 h, nous quittons nos amis avec la ferme intention de les revoir avant notre départ et regagnons Cienfuegos.
Le 22 juin, nous prenons 1 taxi collectif en direction de Vinuales avec Jean Claude. C'est 1 joli village situé complètement à l'ouest de l'île dans une région vallonée "plantée de "mogotes". Çe dont des sortes de "pains de sucre" comme j'en ai déjà vu sur les bords de la rivière Lee en Chine ou dans la baie d'Halong, en Thaïlande également. C'est la région du tabac et à l'occasion de ballades à pied ou à cheval, nous aurons l'opportunité d'en voir les secrets de fabrication et de discuter avec Angel, un ancien qui nous avouera en fumer 10 par jour. Nous passerons 3 jours dans cette belle région avant de retourner à Cienfuegos, la perle du sud, puis de gagner Santiago en bus de nuit. On ne pouvait pas négliger cette superbe ville coloniale, berceau du "Son" et du célèbre groupe " Buena Vista Social Club". Alors qu'à l'aller nous avons entamé notre descente vers "l'oriente" par Santa Clara, la ville du "Che", au retour nous faisons une halte à Trinidad, autre célèbre ville coloniale qui a enchanté Jean Claude. La boucle est bouclée, on a vraiment visité les sites majeurs de l'île.

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À notre retour de Santiago, nous constatons que le bateau de notre ami J Jacques, dit le basque, a disparu. Nous apprenons rapidement qu'il s'est fait expulser par les services de l'immigration
et conduire à 10 miles des côtes par une unité de l'armée. Ils sont vraiment paranos dans çe pays!

Le voici en charmante compagnie, avec Yunni, mais moi aussi j'ai eu droit à ma photo avec elle....

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Entre-temps, nous sommes partis 3 jours avec le bateau en direction de Cayo Guano del Este, l'île du fameux phare en forme de fusée où je suis déjà passé. Malheureusement, mes amis les pêcheurs n'y sont pas et le gardien de phare à changé, donc pas de soirée au programme. Nous avons cependant fait une bonne partie de pêche avec 2 grosses langoustes et 1 poisson perroquet pour moi, et 1 capitaine pour Jean Claude, son 1er poisson tiré au fusil!

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Petit à petit le départ de Jean Claude prévu pour le 5 juin approche et je commence à me résigner à partir seul pour le Guatemala distant de 650 miles, soit 1000 km, çe qui représente 5 jours de traversée. Je commence donc à préparer le bateau pour cette navigation et prévoit l'avitaillement nécessaire. Le jour "J" à 15 h, J Claude largue mes amarres et nous prenons chacun notre route.

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Ça moutonne dans la baie de Cienfuegos et je réalise immédiatement qu'en plein océan ça doit bien bouger, la première nuit s'annonce agitée. Va falloir faire face.....

À très vite pour le récit de cette traversée et l'arrivée au Rio Dulce, au Guatemala.

Posté par Aotearoa2015 à 19:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]