Aotearoa, en route vers les mers du sud

BIENVENUE SUR LE BLOG D'AOTEAROA

Bonjour à tous, 
Nous avons entrepris le voyage qui devrait nous mener de l'autre côté de l'atlantique début 2016 Vous pouvez suivre et commenter nos aventures sur ce blog: Aotearoa64.canalblog.com 
Nous continuerons à l'alimenter au fur et à mesure de notre descente vers le sud.
Une astuce pour nous suivre: abonnez-vous aux flux RSS.


Isabelle, Hervé et Jakes vous souhaitent une bonne lecture! 

Posté par Aotearoa2015 à 11:57 - Commentaires [9] - Permalien [#]


14 juillet 2017

La carte des Caraïbes

image

Voici la carte représentant le parcours de 650 miles, soit 1000 km, entre Cienfuegos (Cuba) et le Guatemala, qui ne possède 

qu'une très petite façade maritime, entre le Bélize et le Honduras. 

Livingston et le Rio Dulce, se trouvent tout près de Puerto Barrios.

Posté par Aotearoa2015 à 21:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Traversée de Cuba au Guatemala, 5 jours et 5 nuits seul dans la mer des Caraïbes

J'ai quitté la marina de Cienfuegos le lundi 5 juin après que Jean Claude eut défait les amarres d'Aotearoa.

image

En passant devant le village des pêcheurs, j'ai eu la surprise d'apercevoir mes amis qui me font des signes amicaux en guise d'adieu.

image

1/2 heure plus tard, je suis en mer, je hisse les voiles et me prépare à passer ma 1ère nuit en mer.
Il y a des vagues et du vent, de près malheureusement, c'est donc assez inconfortable mais faut faire avec. A la nuit tombée, je réduis les voiles afin de pouvoir me reposer un peu. Une fois la surface des voiles adaptées au temps, cela rassure et le bateau suit sa route sans problèmes généralement, c'est bon pour le moral...

image


Ce 1 er jour, je prends mes repères. Après 1 nuit assez calme, la seconde journée me permettra
de m'amariner et gagner en confiance. En fait je n'ai pas peur, j'aurai juste apprécié avoir 1 équipier car je ne me sens pas l'âme d'un solitaire.

Le 3ème jour le vent tombe dès le matin et je commence à m'inquiéter un peu çar je n'ai pas le plein complet du réservoir et il me reste encore 3 jours de navigation. Cela va me prendre un peu la tête jusqu'au lendemain ou j'aurai la certitude de ne pas manquer de gasoil jusqu'à l'arrivée.
Les conditions alternent entre vent faible, et pétole et je manœuvre beaucoup pour profiter du moindre souffle d'air, pour économiser au maximum le carburant.

image

Le jeudi 8 juin est une journée de rêve où je commence vraiment à apprécier ma condition de navigateur solitaire. Je suis bien reposé et j'en profite pour lire à satiété.
A 15 h, je sors le geenaker et le rentre vers 18h, puis je remets le génois et la grand voile haute que j'affale à 22h çar le vent tombe à nouveau jusqu'à 0h30. En gros, ça change toutes les 3 heures et je manœuvre souvent mais vers 3 heures les choses se gâtent sérieusement. Après un petit somme, je réalise que je suis au cœur d'un gigantesque orage, les éclairs zèbrent le ciel tout autour du bateau et j'ai vraiment peur de prendre la foudre. J'ai 1 copain
à qui s'est arrivé au mouillage en Guadeloupe et il s'en est tiré avec 1 sacrée frousse. Il a vu 1 boule de feu dans son bateau et tous les instruments électroniques ont cramé. Si cela m'arrivait, cela aurait des conséquences dramatiques pour moi, comment pourrais je arriver au Rio Dulce sans GPS ni cartographie? Sans penser aux possibles risques d'incendie......

Bon, la situation est restée très tendue pendant 3 heures au cours desquelles je me suis fait beaucoup de soucis. J'ai coupé pratiquement tous les instruments pour essayer de les préserver ainsi que le moteur dès qu'il y avait 1 souffle d'air. Heureusement, çe n'était pas mon heure..... Mais cela reste la pire nuit que j'ai jamais passée en mer!

Le 9 vers 10h, le bateau file à 6 noeuds, mais la mer est formée et le bateau tape dans les creux, les impacts sont assourdissants et m'atteignent dans ma chair, je souffre pour mon bateau, mais je n'ai pas trop le choix, il faut continuer en espérant que les conditions vont se calmer....
Le soir, le soleil me gratifie d'1 fabuleux spectacle, il semble émettre des reflets d'argent qui se reflètent sur les nuages alentour, discrètement voilé par un filtre de couleur, sublime!
Le courant me porte, la nuit s'annonce douce, ma dernière nuit de navigation.....

Le lendemain à midi, après avoir croisé plusieurs cargos, j'atteins Livingston et je jette l'ancre
devant la bouée d'entrée du Rio Dulce. Là, j'attends l'arrivée de la lancha ( grosse barque) de Raul qui doit me remorquer pour passer le seuil d'entrée d'1,50 mètres demain matin. Dans la nuit, un fort grain me tombe dessus et me fait dériver d'1 mile vers le large, çe dont je ne m'apercevrais qu'au réveil, le lendemain matin. J'ai eu de la chance de dériver dans ce sens, je m'en tire sans aucun dommage.
Vers 9h, la Lancha arrive, me prend en remorque et nous voilà en route vers ce fameux seuil qui
m'angoisse quand même un peu çar je crains que mes 2 quilles et mon safran, longs d'1,80 ne râclent le fond, malgré le fort coefficient de marée. Ce qui peut engendrer quelques soucis....
Nous fonçons vers le seuil à plus de 6 noeuds et dès que le fond remonte brusquement, la vitesse tombe à 3, puis 2, puis 1,5 noeuds... Le bateau se dandine un peu sur ses 2 quilles, je mets un peu de moteur pour l'aider à progresser et éviter qu'il s'immobilise, tout en priant que mon safran ne souffre pas de çe contact violent avec le sable. Le passage dure un demi mile et je ne suis soulagé que lorsque la vitesse augmente à nouveau. Décidément, je souffre souvent pas mal pour mon cher bateau! Nous arrivons devant Livingston où je peux mouiller tranquillement dans un fond de 4 mètres. Peu après, les autorités arrivent pour effectuer les formalités d'entrée. Une fois celles ci accomplies, vers 11h, je suis libre et descend visiter la charmante ville de Linvingston. J'y reste toute la journée, déjeune dans un petit boui boui, rencontre un marin qui me fait visiter la jolie plage à l'est de la ville, avant de retourner à bord.

image

image


Le lendemain, vers 13 h, j'entame la remontée du Rio Dulce et traverse de superbes paysages.

image


Vers 13 h, je m'arrête pour dormir dans le " golfete", une espèce de grand lac tout en longueur. Des Indiens circulent près des berges en pirogues, certaines étant pilotées par des enfants.

image

image

image

C'est un petit paradis cet endroit et si je n'avais pas à m'occuper de mon billet d'avion pour rentrer, j'y aurai passé quelques jours de plus. Je profite de la quiétude des lieux pour prendre une très agréable baignade dans l'eau douce et chaude. Le lendemain, je poursuis ma remontée du Rio Dulce et j'arrive enfin à la marina Tortugal où j'ai la bonne surprise de voir mon copain basque, J Jacques prêt à me prendre les amarres, à côté du bateau de J Pascal et Fanfan, je suis décidément en terrain connu. D'autant que nous sommes dans la province "Izabal", un nom à la consonance basque on dirait bien.......c'est d'ailleurs aussi le nom du grand lac ou le Rio Dulce prends sa source.
La boucle est bouclée, Aotearoa est amarré à la marina Tortugal jusqu'à début septembre, et il va affronter les 1 ers mois de la saison cyclonique en toute sécurité.

image

Je passe une dizaine de jours dans la marina avec mon copain Jean Jacques, nous faisons quelques courses dans la ville de " Rio Dulce" et en profitons pour aller goûter quelques spécialités locales, très proches de la cuisine mexicaine.

La veille du départ, je prends le bus pour Guatemala city vers midi et il nous faudra 8 h pour gagner la capitale, malgré la conduite hyper sportive, voire un peu inconsciente du chauffeur
Qui dans chaque descente se colle sur la voie de gauche et double un nombre impressionnant
De voitures, un peu flippant, même si je suis plutôt adepte de la conduite dynamique....
La pluie nous accompagne à la fin du parcours mais ne fait aucunement baiser la moyenne!
Je mets pied à terre avec soulagement et gagne ma "casa particular" ou je prends un peu de repos avant mon long vol du lendemain qui va me faire transiter à Miami puis Madrid avant de me poser à Fontarrabie, l'aéroport de Saint Sébastien.

Je serai de retour au Rio Dulce le 1 er septembre avec mon équipier Hervé et nous mettrons le cap sur Cathagène en Colombie.

Rendez vous cet automne pour la suite de nos aventures.

Posté par Aotearoa2015 à 20:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

07 juillet 2017

La carte d'Hispaniolia

image

Posté par Aotearoa2015 à 20:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

De la République Dominicaine à l'île à Vache, Haïti.

Fin avril 2017

Je suis désolé pour les amateurs de lecture, j'ai, par erreur, effacé l'article que j'avais laborieusement écrit sur cet épisode. J'ai donc décidé de faire paraître les photos avec
Un brin de texte pour vous permettre de suivre nos aventures.....et une carte d'Hispaniolia, pour
vous montrer la navigation entre la République Dominicaine et l'île à Vache.

Cette étape est donc chronologiquement à resituer avant l'escale de Cuba.

Dès notre arrivée, nous débarquons les 200 kg de riz destinés à l'orphelinat de soeur Flora dans une barque qu'elle nous a envoyée. Nous montons à bord pour la rencontrer et lui remettre en
main propre, ainsi que des médicaments collectés pour ses 71 "enfants".

image

image

Michel et Nicolas très attentifs aux paroles de soeur Flora.

image

image

Des enfants rencontrés sur l'île à qui je distribue bics et cahiers.

image

image

image

L'île à Vache mérite bien son nom!

image

La superbe baie de Mogan où nous avons passé une semaine.

image

image

image

L'équipage d'un bateau brésilien en train de donner un coup de main à Ashley pour son joli petit restaurant et 1 petite épicerie.

image

image

Aldo, l'Urugayen au 1er plan, et John l'américain à droite, 2 sympathiques marins avec qui on a passé un bon moment à bord d'Aotearoa.

image

Avant de quitter Haïti, nous sommes partis mouiller sur une petite île, Caye à l'eau, où les enfants
Creusent des puits sur la plage pour récupérer de l'eau douce. Ne vivent sur l'île que des pêcheurs
Et leurs familles, tous logés dans des huttes de paille.

image

image

image

image

image

une barque de pêche et son gréement aurique.

image

Et maintenant, en route vers port Antonio en Jamaïque. La suite est déjà publiée ! 

Posté par Aotearoa2015 à 19:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]


06 juillet 2017

De la Jamaïque à Cuba


Port Antonio, Jamaïque, le 3 mai 2017.

La Jamaïque n'aura été qu'une (trop) brève escale de 3 jours, escale technique avant tout entre Haïti et Cuba, îles assez démunies en ressources et matériel. Dommage, mais Michel et Nicolas ont un billet d'avion retour au départ de la Havane, et si nous voulons consacrer du temps à la visite de Cuba, nous ne pouvons nous permettre d'y rester davantage.

Nous souhaitions aller à Santiago de Cuba pour visiter cette authentique ville coloniale située au pied de la fameuse sierra Maestra, refuge des "Barbudos pendant la guérilla lors de la révolution, mais une bulle persistante de pétole sur la côte sud de Cuba nous en a dissuadé. Nous ne pourrons donc effectuer nos formalités d'entrée qu'à Cienfuegos, distante de 400 miles environ. Cela nous interdit toute escale avant d'y parvenir, çe qui, bien entendu, nous contrarie beaucoup! Il va falloir jouer au chat et à la souris avec les gardes côtes et éviter de se faire surprendre car nous tenons absolument à faire escale dans " los jardines de la Reina", un archipel d'îles désertes dont les eaux fourmillent de langoustes. Nous nous dirigeons vers le Cap Cruz et la navigation est très agréable car il y a un peu de vent et très peu de houle, un vrai bonheur par rapport à nos traversées précédentes.

Le 4 mai à 15h, une vingtaine de mille au nord du cap Cruz, dans une zone aux eaux peu profondes, nous pêchons coup sur coup 3 gros barracudas et 1 carangue à gros yeux. Ces 2 espèces étant porteuses de la très redoutée cigüatera, nous sommes contraint de les remettre à l'eau à contre cœur. Nous n'avons quasiment rien pêché et pour une fois que cela mord, nous voyons nos rêves de poissons frais s'évanouir, quelle poisse! Cette partie de pêche à été spectaculaire car nous avons été témoin de l'attaque de notre 2 ème barracuda par un gros prédateur qui l'a manqué d'extrême justesse, au moment où nous le remontions à bord. Pour finir, 1 heure plus tard, un "gros" a cassé la ligne de notre super poulpe qui s'était montré si efficace.

image

La journée du 5 à démarrée sous les meilleurs auspices. En sortant humer l'air du large vers 7 h, j'aperçois quelques dauphins. Ils sont une bonne douzaine et s'amusent autour de l'étrave. Nous ralentissons la vitesse du bateau çar je souhaite effectuer des vues sous marine de ces intelligents mammifères. J improvise une perche pour ma petite Gopro et parviens à l'immerger à l'avant du bateau dans l'espoir de filmer leurs évolutions sous marines qui m'intriguent. L'exercice n'est pas évident car je filme en aveugle avec la caméra à l'envers, et la pression de l'eau contrarie la stabilité de la caméra, sans parler de la mienne, plutôt instable à l'avant du bateau, balloté par la houle.

image


Le jeu en valait la chandelle car j'ai réussi à obtenir de rares images de leurs gracieuses évolutions sous la surface, on les voit nager d'un côté à l'autre de l'étrave, dans des mouvements bien coordonnés, c'est vraiment extraordinaire, à mes yeux! Quelle grâce et qu'elle fluidité ils ont! Pour une 1 ère tentative, je trouve que c'est pas mal du tout!
La nuit nous réserva une autre surprise, assez mystérieuse, à tout le moins et tout aussi extra ordinaire! Après nous être installé à notre 1 er mouillage clandestin, vers minuit, après la rédaction de ces lignes, je sortis pour contempler le ciel avant de m'endormir et bien m'en a pris çar je constatais que le bateau était complètement vent arrière, chose tout à fait anormale. Je me rendis à l'avant et à ma grande surprise, l'ancre, au lieu d'être tendu devant le bateau, passait sous la coque, phénomène que je n'avais jamais constaté auparavant. Après plusieurs tentatives infructueuses pour le ramener dans le lit du vent, en désespoir de cause, je décidais de sortir Michel du lit, çar c'est un personnage plus cartésien que moi et je ne doute pas de la pertinence de ses analyses. Ce n'est qu'après avoir mis 10 mètres de chaîne en plus, et insisté à plusieurs reprises avec le moteur en marche arrière, qu' enfin Aotearoa se mit face au vent, dans le prolongement de l'ancre. Pour quelle raison est il resté si longtemps vent arrière, voire travers au vent, c'est un mystère pour moi. Encore un sujet que Michel pourra éclaircir avec quelques vecteurs, qui, m'a t'il expliqué, servent à calculer 2 forces qui s'opposent, ici en l'occurrence le vent et le courant...... La vision du monde et des choses est vraiment facilitée pour ceux qui ont l'art de manier ces abstractions absconses!
6 avril
Nous quittons le mouillage très tôt pour éviter de nous faire remarquer çar il y avait déjà 2 gros motor yachts à notre arrivée hier soir. La pêche continue à nous être défavorable, un "gros" nous emporte notre appât pour son petit déjeuner, pas sympa ça, mais on aura notre revanche...La suite nous sera plus bénéfique. Nous mouillons dans 3 mètres d'eau devant une grande plage et partons explorer les fonds sous marins. Ceux ci ne s'avèrent pas très beaux mais quelques belles langoustes y ont élus domicile et en 1 heure avec Nicolas, nous en prélevons 8. Un excellent début, d'autant que ce sont les plus grosses que j'ai jamais vues et pêchées.

image

 

image


Dernière surprise de la journée, nous avons vu le RAYON VERT au moment même où le soleil a tangenté l'horizon. Enfin c'est Michel qui l'a remarqué çar c'est furtif comme vision et la mienne, toujours fâchée avec les couleurs, ne m'a pas permis de le détecter, mais je l'ai quand même vu, çe qui est assez exceptionnel. Tout comme l'excellent repas qui s'ensuivit avec 3 langoustes toutes fraîches accommodées d'une mayonnaise Dominicaine.
Le 1er contact avec Cuba se passe pas trop mal.

image

Le 7 avril, avant de quitter les lieux, je repère une belle langouste et j'incite Nicolas à la capturer à la main, çe qu'il réussit après quelques tentatives, devant l'objectif de ma caméra sous marine, belle prise! Vers 15h, le vent tombe et nous sortons le geenaker, mais le vent passe rapidement sur l'arrière. Nous décidons alors de le remplacer par le spi. L'envoi se fait parfaitement et nous le gardons un bon moment par 5 à 6 noeuds de vent, c'est super, Ao file sur une mer plate. Puis le vent commence à monter jusqu'à 12 noeuds et semble se stabiliser, je commence à cogiter et me poser la question de l'affaler quand tout à coup une rafale à 25 noeuds nous fait partir au lof et couche le bateau.....
Évidement une certaine panique s'empare de l'équipage et une 2 ème rafale ajoute encore à la confusion. J'essaye de masquer le spi avec la grand voile pour qu'il s' étouffe un peu afin de pouvoir descendre la "chaussette" et l'affaler sur le pont mais la force du vent m'en empêche.
J'appelle Nicolas pour m'aider à descendre la fameuse chaussette pendant que Michel nous fait abattre, et, après un rude combat, nous parvenons à étouffer le spi et à l'affaler sur le pont. Ouf, on a eu chaud et le spi aussi, j'ai bien cru qu'il allait exploser!

image

image


Après 1 nuit tranquille, le 8 avril vers midi nous pointons à l'entrée du détroit qui doit nous mener à Cienfuegos. Nous passons devant l'énorme peinture en l'honneur du Socialisme Cubain, puis du château et du joli petit village de pêcheurs. 1 heure plus tard nous sommes amarrés au ponton de la marina dans l'énorme golfe de Cienfuegos et je ne manque pas d'apercevoir au loin une furtive silhouette à la crinière abondante et un peu désordonnée, il s'agit de mon copain J J Lasarte qui nous accueille chaleureusement.

Les formalités s'enchaînent et avons même droit au chien anti drogue qui a le malheur de marquer un petit arrêt dans la zone technique, ce qui déclenche une fouille complète du bateau et pas mal de questions pernicieuses çar nous venons de Jamaïque, et en Jamaïque nous dit-on, il y a plein de drogue. Mais sur Aotearoa on est clean et il n'y a que des herbes de Provence.
Lorsqu'ils sont enfin convaincus de notre probité, l'équipe de "fouilleurs" lève le camp en nous souhaitant un bon séjour à Cuba.
C'est alors qu'une annexe, attirée par notre "Ikuriña" fièrement arboré, s'approche d'Ao avec à son bord une couple de Peyrehorade, nous discutons 2 minutes et nous promettons de nous revoir lorsque nous en aurons fini avec les formalités.
L'après midi me permet d'aller faire un tour de reconnaissance en ville en compagnie de Jean Jacques qui, étant là depuis 3 semaines, m'explique sommairement comment les choses se passent dans cette île bien particulière. Ne dit on pas: lorsque la logique s'arrête, Cuba se révèle. Bon va falloir une belle capacité d'adaptation pour percevoir la réalité des choses...

Tout d'abord, la monnaie, il y a les CUCS, pour les touristes et indexés sur le dollar et les pesos Cubains, monnaie du peuple dont les cours est 25 fois plus bas que les Cucs. Çe qui fait une sacrée différence pour le porte monnaie....
Au début on s'y perd un peu, puis on s'adapte. Pour payer en pesos, il faut quitter le circuit touristique dans lequel on essaye de nous cantonner, et fréquenter les marchés, les petites boutiques et les "cafétérias", minuscules comptoirs ou on peut manger des tortillas et des Bocadillos. Mais pour les obtenir, il faut aller à la banque et faire la queue, on fait beaucoup la queue dans le circuit réservé aux cubains, mais on s'y retrouve.
Il faut des fois jouer au plus malin pour payer en pesos. Une pina colada sans alcool coûte 1 Cuc (1$) pour l'étranger et si vous avez un interlocuteur ou une interlocutrice Cubain, et si c'est lui ou elle qui paye, ça coûtera 10 pesos, soit, 2 fois et demi moins cher... En résumé, ça revient moins cher d'offrir 1 verre et c'est plus efficace pour améliorer son espagnol. C'est en quelque sorte l'happy hour permanent, le Socialisme Cubain a du bon!
On peut retirer des Cucs dans les distributeurs avec une carte Visa mais pas avec une MasterCard, donc, seule solution, changer des euros ou des dollars en ....... Faisant la queue et muni de son passeport.
Le quartier colonial est très agréable avec de magnifiques et grandes maisons et édifices publics bâtis par les Français au début du XVII ème siècle sous l'impulsion d'un militaire originaire de Bordeaux, Jean Louis Laurent de Clouet.
Les rues foisonnent de galeries de peintures, de bars musicaux, et de restaurant dans de belles demeures avec de jolis patios. Çe qui frappe aussi, c'est que les Cubains vivent dans la rue, avec leurs maisons sans fenêtres vitrées. Lorsqu'on se balade, on les voit vivre à l'intérieur de leurs maisons, souvent scotchés devant des séries télévisées, et le soir, ils sont installés dans leurs vieux fauteuils à discuter sur le trottoir. Ca discute entre voisins et ça vit, çe qui compense un peu les restrictions auxquelles ils sont soumis çar les salaires mensuels, de l'ordre de 10 à 30 $ n'autorisent pas beaucoup de dépenses.....la convivialité semble inversement proportionnelle à la consommation, chère à nos sociétés occidentales. Peut être un des rares bienfaits de la "Revolución", avec le fait que Cuba soit protégé de l'uniformisation de la planète par la mondialisation et qu'elle ait gardé son caractère.
Les cubains, avec qui je me suis entretenu, aimeraient vraiment tourner la page de çe régime qu'ils estiment corrompu, règime qui veut tout régenter et contrôler via un réseau d'informateurs, les "chimosos", pratique d'une autre époque. Seul progrès, l'arrivée d'Internet, mais à dose homeopathique. Même les relations entre Cubains et étrangers font l'objet de règles intransigeantes, par exemple, il est interdit à tout Cubain de monter à bord de nos bateaux, et nous avons l'obligation de venir dans une marina ou de mouiller juste devant. Il nous est interdit de faire un mouillage librement le long du littoral, qui pourrait inciter les Cubains à entrer en contact avec nous. Changement radical avec Haïti, autre pays pas vraiment démocratique, où nous étions en permanence entourés de barques pour nous vendre tout un tas de choses.
Quand aux étrangers, s'ils sont tolérés chez l'habitant la journée (mais cela semble peu fréquent), il leur est absolument interdit d'y rester pour la nuit. Sinon, c'est dénonciation, interrogatoire et tout un tas de petits emmerdements pour les 2 parties. C'est arrivé à un voisin de port qui a dû être victime d'une dénonciation et qui a vu son bateau investi, fouillé de fond en comble et visité par le chien des drogues. Ses notes personnelles sur un carnet ont été épluchées et Il a subi un interrogatoire dont le but est de lui faire avouer qu'il connaissait un certain cubain apparemment "subversif" dont on lui a montré la photo. Le pauvre s'en est tiré avec une belle peur et il a dû y avoir méprise avec quelqu'un d'autre.
Bon, mais en dehors de tout ça, les Cubains sont très sympas, même les officiels, les gardiens, la sécurité... En ville, il est facile de discuter avec eux et ils sont toujours disponibles pour rendre service,par contre il faut aussi reconnaître que nous sommes souvent abordés sous l'angle de l'amitié mais avec parfois des arrières pensées intéressées, mais ça se comprend un peu!

image

image

image

image

image

En attendant, le quotidien ici est agréable entre les rencontres, la visite de la ville, des musées, des galeries de peintures, le marché, les escales pour boire une pina colada sur une terrasse ou dans un patio avec un groupe de musique cubaine.
Avec Michel et Nicolas nous sommes allés visiter Trinidad, le joyau Colonial, avec ses rues pavées, ses magnifiques maisons, ses belles places et ses églises. Cuba dispose vraiment d'un patrimoine culturel et architectural exceptionnel.
Le 12 mai, après 4 jours dans la marina nous décidons de partir découvrir Cayo Largo où nous arrivons le lendemain vers 14h après une nuit de nav. Nous passons à la marina délivrer notre despacho et qu'elle ne fût pas ma surprise d'y trouver "Aldebaran", énorme bateau de type "Fifty" rencontré aux Canaries, malheureusement sans son équipage.
Les formalités terminées, nous nous installons dans un beau mouillage en compagnie de 2 autres voiliers.

image

image

Dès le lendemain matin, nous mettons le cap à l'est et après 4 h de nav nous mouillons devant une petite île déserte colonisée par des oiseaux de mer. Après une inspection des fonds marins, nous y débarquons prudemment afin de ne pas perturber la colonie en pleine période de nidification. Pour notre dernière escale, nous avons choisi Cayo Guano del Este, petite île où est installé un superbe phare en forme de fusée, occupé par 2 gardiens, un chinois taciturne et solitaire et 1 Cubain volubile qui à peine débarqué, nous invite à partager quelques langoustes pour le dîner.
Nous faisons connaissance avec des pêcheurs dont le bateau est en panne de moteur et je leur donne une pâte de soudure à froid pour essayer de les dépanner. Ils nous indiquent un endroit où trouver des langoustes et avec Nicolas, nous partons en chasse. J'en remonterai 2 vraiment énormes, qui nous assurerons 2 excellents repas.

image

image

image


Le soir nous débarquons au phare et y retrouvons les 3 pêcheurs et le gardien. La soirée fût mémorable car ce dernier cuisina divinement les langoustes accompagnées d'un excellent riz à la cubaine. Nous avons fourni le rhum et partagé des moments forts avec eux. Malheureusement ils nous ont recommandé de ne pas publier de photos ni de citer leurs noms çar si les autorités venaient à savoir qu'ils nous ont invité et que nous avons discuté librement, ils perdraient leur travail. Les pêcheurs sont de rudes gaillards, ils nous ont raconté leurs campagnes de pêche à la langouste et c'est avec une incrédulité doublée d'admiration que nous avons appris qu'ils descendaient en apnée à 30 mètres de profondeur pendant 4 à 5 minutes et qu'ils renouvelaient cet exploit à longueur de journée avec 4 à 5 mn de récupération seulement entre 2 plongées.

image

image

En début de soirée, une tourmente s'est abattue sur l'île avec des vents de 80 km/h minimum et j'avoue avoir été un peu inquiet pour Aotearoa, surtout lorsque le nuage devint si opaque qu'il disparut de notre champ de vision. Les pêcheurs me rassurèrent un peu en disant que ce phénomène ne durerait qu'une heure et que l'ancre ayant tenu jusque là, il n'y avait pas de raison qu'elle se mette à chasser. Lorsque le nuage s'éloigna, je fus quand même très soulagé et me félicitais d'avoir investi dans cette nouvelle ancre, la fameuse Rocna Vulcain néo- zélandaise!

image


Le lendemain, nous leur rendîmes visite avant notre départ et ils nous offrirent un beau pagre de 5 à 6 kg, belle générosité.

Jeudi 18 mai, Michel et Nicolas partent pour La Havane et Jean Claude arrive le 20 à Cienfuegos. Sans tarder nous partons visiter la ville et nous y passerons une 1 ère soirée un peu arrosée avec des Cubains rencontrés au "Parque Marti". Le

image

image

image

lendemain, nous prenons le bac en direction du villages des pêcheurs en compagnie d'une Cubaine, Dayana et son petit garçon Cristofer. Arrivés sur place, grâce à notre charmante "guide", nous parvenons rapidement à trouver la maison de l'un d'entre eux, qui fût tout surpris de me voir et nous accueillit à bras ouverts. L'accueil n'est pas un vain mot et après les présentations avec toute la famille, la visite des lieux, il nous fît goûter le vin de la maison ainsi qu'un excellent plat de poisson. Ensuite, il nous emmena rendre visite à un des membres de son équipage qui lui aussi sembla tout heureux de nous accueillir. Il nous proposa même de revenir passer une journée à la maison. Le voyage vaut principalement par ces moments forts partagés avec les populations des pays visités, ils sont pour moi incommensurablement plus précieux que les visites des sites les plus prestigieux accessibles à tout le monde avec quelques billets...

image

image

image

image

image


Vers 15 h, nous quittons nos amis avec la ferme intention de les revoir avant notre départ et regagnons Cienfuegos.
Le 22 juin, nous prenons 1 taxi collectif en direction de Vinuales avec Jean Claude. C'est 1 joli village situé complètement à l'ouest de l'île dans une région vallonée "plantée de "mogotes". Çe dont des sortes de "pains de sucre" comme j'en ai déjà vu sur les bords de la rivière Lee en Chine ou dans la baie d'Halong, en Thaïlande également. C'est la région du tabac et à l'occasion de ballades à pied ou à cheval, nous aurons l'opportunité d'en voir les secrets de fabrication et de discuter avec Angel, un ancien qui nous avouera en fumer 10 par jour. Nous passerons 3 jours dans cette belle région avant de retourner à Cienfuegos, la perle du sud, puis de gagner Santiago en bus de nuit. On ne pouvait pas négliger cette superbe ville coloniale, berceau du "Son" et du célèbre groupe " Buena Vista Social Club". Alors qu'à l'aller nous avons entamé notre descente vers "l'oriente" par Santa Clara, la ville du "Che", au retour nous faisons une halte à Trinidad, autre célèbre ville coloniale qui a enchanté Jean Claude. La boucle est bouclée, on a vraiment visité les sites majeurs de l'île.

image

À notre retour de Santiago, nous constatons que le bateau de notre ami J Jacques, dit le basque, a disparu. Nous apprenons rapidement qu'il s'est fait expulser par les services de l'immigration
et conduire à 10 miles des côtes par une unité de l'armée. Ils sont vraiment paranos dans çe pays!

Le voici en charmante compagnie, avec Yunni, mais moi aussi j'ai eu droit à ma photo avec elle....

image

image

Entre-temps, nous sommes partis 3 jours avec le bateau en direction de Cayo Guano del Este, l'île du fameux phare en forme de fusée où je suis déjà passé. Malheureusement, mes amis les pêcheurs n'y sont pas et le gardien de phare à changé, donc pas de soirée au programme. Nous avons cependant fait une bonne partie de pêche avec 2 grosses langoustes et 1 poisson perroquet pour moi, et 1 capitaine pour Jean Claude, son 1er poisson tiré au fusil!

image

image

image

Petit à petit le départ de Jean Claude prévu pour le 5 juin approche et je commence à me résigner à partir seul pour le Guatemala distant de 650 miles, soit 1000 km, çe qui représente 5 jours de traversée. Je commence donc à préparer le bateau pour cette navigation et prévoit l'avitaillement nécessaire. Le jour "J" à 15 h, J Claude largue mes amarres et nous prenons chacun notre route.

image


Ça moutonne dans la baie de Cienfuegos et je réalise immédiatement qu'en plein océan ça doit bien bouger, la première nuit s'annonce agitée. Va falloir faire face.....

À très vite pour le récit de cette traversée et l'arrivée au Rio Dulce, au Guatemala.

Posté par Aotearoa2015 à 19:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 juin 2017

Rencontre avec les dauphins à Cuba

                                                                                         LES DAUPHINS

Je ne sais pas si vous avez déjà vu évoluer des dauphins devant l'étrave d'un voilier, mais je dois dire que cela me fascine, et me frustre également de ne pas les voir nager sous l'eau.
Alors, je me suis équipé d'une petite Go Pro, reste à mettre au point une "technique" pour arriver à avoir des images intéressantes et exploitables. La caméra sera fixée sur un petit pied, lui même
Emboîté dans un tube afin d'avoir la longueur suffisante pour qu'elle reste immergée durablement.
Bon, c'est encore du bidouillage mais ça a marché.
Voici quelques photos extraites des rushes que j'ai tourné. Pour çe qui est du film, c'est un peu plus compliqué, il faut que j'apprenne à le "monter". Donc ce sera pour un peu plus tard.....

Ces images ont été tournées le 5 mai au large des " jardins de la Reine" à Cuba.

Pour informations, Aotearoa est au Guatemala, sur le Rio Dulce. C'est un endroit très sûr pendant la saison cyclonique qui vient de débuter et va durer jusqu'au mois de novembre.

Je viens de rentrer en France et retournerai au Rio Dulce le 31 août prochain. À très bientôt

image

image

image

image

image

image

image

image

image

Posté par Aotearoa2015 à 22:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 avril 2017

 

Vendredi 24 mars.
A 16h, Alice largue mes amarres avant de gagner l'aéroport. Aotearoa s'ébroue dans le petit temps et se dirige vers L'îlet Gosier pour y retrouver Florian et Eloïse. Le départ pour St Martin et les grandes Antilles sera pour demain, ça tombe bien çar la tradition dit qu'il ne faut pas prendre la mer un vendredi... Je ne suis pas particulièrement superstitieux mais d'un côté, ça rassure un peu.

Je souhaite partir tôt demain matin afin d'être sûr d'arriver à Marigot avant la nuit, dimanche soir et je sais que Florian risque de contrarier mes plans.... Effectivement, après plusieurs ti'punchs à bord de son bateau Esperantza, nous partons à terre pour manger un petit bout... Les choses se compliquent un peu pour moi qui souhait me coucher pas trop tard, mais qu'y faire? Je ne les reverrai pas avant plusieurs mois, en Colombie probablement, alors je ne puis me résoudre à les abandonner prématurément, d'autant qu'il sont d'agréable compagnie tous les 2 et d'humeur toujours festive.

Finalement de retour à bord vers 1 h du matin dans 1 état proche de la béatitude, je parviens néanmoins à m'extraire de ma couchette à 6 h du matin et sans perdre 1 mn, je lève l'ancre en direction du toujours agité canal des Saintes. C'est la plus longue navigation que j'entreprends en solo mais la soirée d'hier m'a ôté toute appréhension, je sens que tout va bien se passer....
Le vent est présent dès le départ et Ao file sous régulateur d'allure à 7,4 noeuds sous GV réduite à 1 ris et trinquette. Puis il tombe curieusement dans le canal des Saintes. A 10 h, J' empanne en face de Vieux Fort puis continue toutes voiles dehors jusqu'à 13h où le moteur prends le relais pour cause de pétole jusqu'à 19h. A ce moment une bonne brise de 25 noeuds s'établit et je rétablis à nouveau la voilure. Un oiseau vient se reposer à bord et me tiendra compagnie toute la nuit.
Les îles défilent lentement sur mon tribord, Montserrat, Antigua au loin, Nevis mais le vent m'oblige â infléchir au nord ma route et je suis contraint d'emprunter le canal entre Nevis et St Kitts alors que je n'avais pas prévu de prendre du nord avant Statia. Puis çe seront Saba et St Barth's avant mon arrivée à St Martin vers 16h30 après 1 navigation de 200 miles. Contrat rempli, la nuit s'est bien passée, j'ai pu dormir par tranches de 1 h et je suis en forme, çe qui s'avèrera précieux car juste après avoir mouillé devant Marigot, le catamaran de Greg et Céline s'approche et ils m'invitent à passer à bord boire un verre, et par expérience, je sais que le verre est toujours suivi de plusieurs autres, mais je me réjouis de passer la soirée avec eux.
Le lendemain 27 mars, je retrouve par hasard une autre connaissance, Alain, rencontré en Guadeloupe, qui pour sa traversée depuis la Guadeloupe a eu à affronter des creux de 4 mètres. Il m'apprend qu'un RM, mouillé à une bouée à Saba, comme moi l'an dernier, est parti à la côte avec son mouillage et l'arrière de sa coque à été éventré sur les rochers. Le bateau a dû être grutté sous peine de couler, gros travaux en perspective!
Je profite de cette journée pour faire le tour des shipshandlers et équipe Aotearoa d'un nouvelle ancre, la Rocna et d'un groupe électrogène. J'ai une grande confiance en cette ancre Néozélandaise qu'il me tarde de tester au plus tôt. J'ai également investi dans 1 nouveau répartiteur électrique, sur les conseils avisés de Greg, car l'ancien ne recharge plus les batteries qu'épisodiquement.
Le 28, c'est le jour tant attendu çar Didier, mon équipier le plus assidu et enthousiaste, vient me retrouver pour la 3ème fois et je vais le récupérer à l'aéroport de la Reine Juliana, côté hollandais.
Après avoir effectué l'avitaillement, nous passons voir Greg, Céline et les enfants et les amenons avec nous passer la soirée à Grand Case où nous nous régalons de succulents ribs.
Le lendemain nous effectuons divers petits bricolages à bord et Greg m'installe le nouveau régulateur qui assurera la pleine charge des batteries, un bon point pour l'autonomie énergétique du bateau. Le soir nous sommes invités sur Motu Atua et Céline nous cuisine d'excellentes côtés d'agneau. Nous évoquons nos souvenirs de l'été dernier dans les Grenadines et parlons de nos navigations futures qui devraient nous amener à nous retrouver.......

image


Le 29, après avoir fait les pleins d'eau, de gasoil, d'essence et de gaz, nous levons l'ancre vers 16h30 à destination des Iles Vierges Britanniques et le lendemain matin à 7h30 nous mouillons à Virgin Gorda, dans la superbe baie de Gorda Sound.
La navigation de 74 miles fût très agréable et riche en petits évènements. Tout d'abord Didier, a vu une météorite en feu, tomber dans l'eau à une çentaine de mètres du bateau, grosse émotion. Puis, lors de mon quart de nuit je me suis régalé à admirer la Croix du Sud, puis qu matin un petit groupe de dauphins nous a accompagné pendant une dizaine de minutes, çe qui m'a laissé le loisir de les filmer avec ma petite Go Pro et l'un d'eux nous a même gratifié d'un magnifique saut périlleux, super spectacle.

image

image

image


Le 1 er avril, après 24 h dans Gorda Sound, nous nous dirigeons vers les "Baths", superbe agglomérat d'énormes roches de granit au milieu desquelles nous déambulons admiratifs.
A 10h45, nous quittons le mouillage pour notre prochaine destination, la République Dominicaine, distante de 271 miles. Sous le vent des îles, une vedette à moteur vient tourner autour du bateau en nous demandant notre destination.
Le lendemain matin dès 7 h, nous établissons le geenaker alors que nous longeons la côte sud de Porto Rico puis un hélicoptère vient nous survoler alors que nous naviguons tranquillement sous spi. Décidément on est bien surveillé dans le secteur!

image

Pendant que mon insouciant équipier prėpare la 1 ère tournée de planteurs, le capitaine étudie la stratégie pour affronter de nuit le terrible canal de la Mona qui fait trembler certains navigateurs lorsqu'ils l'évoquent, même à l'abri dans leur marina. Nous avons choisi la bonne fenêtre météo mais qu'en sera t'il vraiment dans 2 h lorsque nous y serons? En attendant, on se sent bien seul, pas le moindre voilier ni pêcheur en vue, mais où sont ils donc et que faisons nous en ce lieu de sinistre réputation où les fonds de plus de 8000 m de la seconde fosse la plus profonde du monde remontent brutalement sur des hauts fonds de 200 m et lèvent parfois d'ėnormes vagues.
Sa traversée sera en fait très calme pour nous à tel point que nous devons mettre le moteur à l'approche de l'île de Saona, la 1 ère terre dominicaine que nous touchons.
A 16 h, nous arrivons à la marina des milliardaires de Casa del Campo et nous amarrons ou bon nous semble çar nos appels sur la VHF restent sans réponse. Nous nous rendons de suite à la capitainerie et çe fût le début d'un long marathon administratif de plus de 3 h car 4 fonctionnaires de 4 administrations différentes sont requis pour effectuer les formalités d'entrée dans le pays, ainsi qu'un intermédiaire dont le rôle n'est pas très clair. Vers 18 h, 4 personnages étant présents, nous montons à bord d'Aotearoa et les "tractations" commencent. Au bout d'un moment, après palabres, l'un d'eux nous présente une addition d'un montant de 174$ sur 1 bout de papier et je l'accepte, sachant que d'autres bateaux ont payé 250$. Nous payons et regagnons la capitainerie lorsque se pointe, le représentant du ministère de l'agriculture qui demande 20$ de plus en échange d'un reçu. Il fait nuit noire, et ils exigent que nous quittions le port en suivant çar nous ne pouvons pas rester à cet emplacement disent ils, cela nous en coûterait 120 $. Je refuse catégoriquement car je n'ai aucune envie de prendre le moindre risque avec le bateau, ne connaissant pas le coin et la cartographie étant imprécise. Je leur propose de rester là et de quitter le port discrètement à 6 h demain matin et ils finissent par accepter sachant que s'ils nous "chassent" et qu'un problème survient, ils auront 1 part de responsabilité. Puis vint le moment de " négocier" le fameux "despacho", sésame officiel indispensable, devant indiquer notre prochaine étape, délivré par l'armada, la marine de guerre. Ils nous en donnent un pour Bayahibe où nous nous rendons le lendemain. Ouf, On s'en sort pas trop mal mais ce fut bien compliqué.

Ambiance plus locale dans cette petite station balnéaire, cependant envahie chaque matin par des centaines de touristes en partance pour les îles de Catalina et Saona, bordées de superbes plages de sable blanc ourlées de cocotiers. Une fois les nombreux bateaux partis, le calme est de retour et le charme opère. Après un bon petit déjeuner et une baignade, une visite à l'armada s'impose pour obtenir notre prochain despacho pour Boca Chica. Mais comme nous souhaitons aussi aller sur l'île de Catalina, ils ne nous le délivrent que pour cette destination. A nous d'en demander un nouveau à l'armada sur place... Une fois sur place, vers 17h, seuls 2 voiliers occupent le mouillage et nous allons à terre pour une baignade avant le coucher de soleil. Nous discutons avec un gardien qui nous dit que l'armada n'a pas de poste ici, ça devient ubuesque leur affaire....... Il va encore falloir parlementer en arrivant à Boca Chica, où les autorités n'ont pas très bonne réputation çar très intéressées par les bakchichs aux dires de radios ponton et d'un copain, Philippe, qui y est passé il y a moins d'1 mois.
Le 5 avril, vers 8 h nous quittons Catalina et arrivons à Boca Chica vers 15h. Une barque de la marina vient à notre rencontre et nous indique le chenal à suivre çar le chenal est très étroit et on a vite fait de se poser sur la quille. En fait c'est très simple, il suffit de bien se coller aux pontons du yacht club et de la marina et ça passe sans toucher. Une surprise nous attend, Jean Pascal et Fanfan, rencontrés au Cap Vert l'an dernier, nous attendent sur le ponton et nous aident à nous amarrer.
J'avais échangé quelques mails avec eux et je les savais dans les parages mais c'est une agréable surprise de les revoir. De suite nous sommes accaparés par les autorités et je donne mon despacho à un membre de la sécurité, grave erreur çar nous ne reverrons plus ni l'homme ni le fameux et indispensable document, çe qui nous vaudra pas mal d'ennuis le jour du départ avec l'inénarrable Armada.
Une fois le bateau bien rangé, Jean Pascal me narre ses mésaventures avec sa drisse de grand voile et ses lazzy jacks et me voilà en haut de son mât pour déterminer d'où peut venir l'usure de la drisse et débloquer ses lazzy. Le soir nous prenons l'apéro à bord de Tumbayo et dégustons un délicieux plats de pâtes à l'ail et à l'huile d'olive tout en discutant du bon vieux temps.... Et le lendemain matin je remonte au mât pour régler le problème.
Didier me fait part de douleurs dans les jambes et suppose être atteint du zika ou du chikungugna çar il souffre de courbatures et de maux de tête.
Le 6 avril, en attendant l'arrivée de Fadila et Elias ( la femme et le cadet de Didier ) nous bricolons à bord puis partons les chercher à l'aéroport vers 18h. Un super plan à 80$ dégotté par Didier avec le concours de Ti'Jo, un Haïtien bossant à la marina qui connaissait un mec qui avait une voiture... Si ça fait vivre le peuple, on veut bien mais ça fait quand même un peu cher!
Le soir nous amenons Fadila et Elias déguster un super "Pollo al carbon", l'équivalent du poulet boucané antillais et on se régale pour 3 $ chacun, accompagnement et boisson comprise.

Le 8 avril, nous louons 1 voiture et prenons la route de Las Terrenas pour retrouver 2 vieux copains, Jacques Dartout et Philippe Casagrande, avec qui j'ai passé 3 mois à st Martin, il y a un bon bout de temps.... Tout le monde est séduit par les belles plages du nord de l'île, presqu'île de la Samana et nous retrouvons Jacques pour un apéro au soleil couchant puis plus tard dînons de délicieux "camarons", les meilleures gambas de la ville selon TripAdvisor, chez Philippe, dans son petit Resto, "tu Casa". Le lendemain nous faisons une longue balade sur la plage de Coson et déjeunons avec Jacques et sa compagne Linda avant de reprendre la route de Boca Chica. Notre vieille Mitsubishi s'avère très "délicate", voire carrément dangereuse à conduire. Dès que je freine, les roues se bloquent, la voiture se déporte sur la gauche et glisse sur la chaussée. A mi parcours un pneu éclate, heureusement que nous n'allions pas très vite, un vrai corbillard cette tire, Fadila ne se gênera pas pour le dire au loueur.....

image


Une surprise nous attend de retour à la marina, J Pascal et Fanfan on fait demi tour et nous attendent çar leur drisse de grand voile a été sectionnée et je suis convié à 2 nouvelles ascensions en haut de leur mât.
10 avril, c'est le jour du départ pour Bayahibe et la véritable séparation avec J Pascal et Fanfan.
Malheureusement l'armada va nous faire perdre 3 heures çar le "despacho" que j'ai remis au gars de la sécurité le jour de notre arrivée est introuvable, ainsi que le bonhomme. Il faudra des menaces de plainte à l'ambassade de France pour que le gradé patibulaire daigne nous laisser partir avec 1 nouveau sésame à destination de l'île de Saona, non sans qu'il se montre suspicieux sur les raisons de notre séjour sur cette île. Vers 10 h, nous quittons le port et mettons le cap sur l'île de Catalina, notre prochaine étape. Le vent est faible et nous déroulons rapidement le geenaker qui nous permet d'avancer autour de 5 noeuds, puis vers 14 h, il se renforce et nous prenons 1 ris dans la GV et roulons le génois. Bien nous en a pris çar 5 mn + tard, un gros grain nous enveloppe et obscurcit l'horizon, il durera bien 2 heures pendant lesquelles la houle se renforce et le vent grimpera jusqu'à 30 noeuds accompagné d'un pluie persistante. On s'est bien fait secouer.
Le lendemain nous poursuivons vers le charmant village de Bayahibe et nous nous mettons en quête d'un médecin pour Didier qui souffre toujours autant de ses courbatures aux jambes. Nous entrons dans la 1ère pharmacie et le tenancier s'avère être également "doctor". Un rapide examen lui permet de poser le diagnostic, Didier souffre de déshydratation et doit suivre scrupuleusement ses prescriptions et éviter l'exposition au soleil ..... Et le rhum, çe qu'il respectera à la lettre tous les jours jusqu'au coucher de soleil et au delà, selon les conseils du praticien.
Le soleil étant au zénith, c'est l'heure de la baignade sur la belle plage envahie de familles avec enfants à l'occasion de la semaine sainte, puis nous allons déguster un succulent poisson grillé dans un petit Resto local tenu magistralement par 3 dévouées et accueillantes Dominicaines.

image


Le 13 avril, nous nous mettons en route pour la superbe île de Saona où nous arrivons vers 16h, heure à laquelle elle retrouve son calme après le départ des dizaines de bateaux de charter plein de touristes. Nous nous retrouvons seuls devant la magnifique plage de la Punta Delfin couverte de cocotiers, un vrai bonheur. Coïncidence , un des derniers bateaux à quitter le mouillage est 1 catamaran de charter nommé "Pyrénées", arborant le drapeau de la Rep Dom, je me demande comment il a bien pu atterrir là et j'aimerai bien connaître son histoire.

image

image

image

image


Le 14 en fin de journée nous allons mouiller devant la superbe plage nommée " la piscine". Nous irons nous y baigner le lendemain matin, il faut bien l'admettre les eaux sont d'une couleur assez extraordinaire, c'est splendide.

image

image


Un petit mot sur Elias, c'est sa 1 ère expérience à bord et il commence à vraiment s'impliquer dans les manœuvres le petit jeune " qui l'en veut ", selon l'expression chère à la géniale équipe des Deschiens de François Morel. Voici quelques clichés qui le prouvent. A une époque où beaucoup d'ados passent leur temps devant leurs écrans, le petit jeune " qui l'en veut" est le vivant exemple qu'une autre voie est possible, tout en se ménageant quelques plages pour effectuer ses devoirs, lire et correspondre un peu avec ses amis par mail, il est quand même de son temps, notre petit jeune " qui l'en veut". Mais quelle activité malgré la chaleur diurne, ce qui l'oblige quand même à faire 3 à 4 siestes par jour, on n'en ferait pas moins, la résistance humaine à ses limites!

image

image

En fait, il prend un peu la place de son père dont l'état, il faut bien le reconnaître, ne s'améliore pas vraiment. Il a parfois des petits sursauts d'énergie et la douleur lui laisse quelques petites trèves lorsqu'il est sous l'effet des médicaments, mais il est loin de l'équipier flamboyant que j'ai connu lors de ses précédents séjours et loin aussi de l'intraitable arrière, indiscutable titulaire de son équipe de foot, qui, lorsqu'il pénètre sur le terrain, n'a qu'une seule devise: " le ballon passe mais l'adversaire, jamais". Alors, déshydratation, zyka, chikungunya, le doute est permis.... Mais cette chose qui l'a abattue doit être vraiment costaud, çar l'homme a de sacrées ressources!

Quant à Fadila, la plus aquatique de tout l'équipage, elle profite à fond des bons moments passés au mouillage pour se baigner pendant des heures, nager, et explorer les fonds marins. Elle a même réussi à apprivoiser un petit poisson qui l'a suivi pendant une bonne heure lors de son exploration de la " piscine".

Tout cela nous rapproche du terme du séjour de la famille Soreau et le 15, après un dernier arrêt à Bayahibe, nous mettons le cap sur Catalina ou nous passons la nuit à proximité de la vedette de l'Armada. En fait, ils sont cool les militaires de l'Armada, cool mais carrés, sauf le capitaine de Boca Chica, il suffit de leur indiquer une destination et ils nous font le despacho, sans jamais nous contrôler. Çar il va s'en dire que pour se simplifier les formalités et éviter de leur rendre une petite visite tous les jours, on ruse, on leur donne la destination la plus lointaine et on s'arrête en cours de route, c'est interdit mais on n'a pas vraiment le choix.........
Le 16 nous arrivons à 17 h à Boca Chica, et le soir allons pour la dernière fois déguster le "Pollo al carbon" dans notre petit lolo favori face au spectacle de la rue, çar ici, la rue est 1 spectacle. Les codes vestimentaires sont vraiment établis et exacerbés: les garçons avec le pantalon sous les fesses et les filles en jupes courtes, très courtes, ou leggin moulants, très moulants, épousant, comme le disait le metteur en scène de théâtre Jérôme Savary, la forme du moindre grain de beauté, le tout enveloppé d'un fond musical assourdissant et permanent! Faut dire que la moyenne d'âge est de 20 ans.....
Le 17 à 16 h, Fadila prends les choses en main et sonne l'heure de la douche, c'est souvent elle qui donne le rythme, c'est une femme d'action ma copine. Par contre le "petit jeune qui l'en veut" préfère se reposer en vue du long voyage qui l'attend et reste au bateau avec moi.
A 17 h, le pickup de la marina les emmène à l'aéroport, au revoir les amis, Aotearoa vous attend pour un prochain séjour quand vous voulez.....
Quant à moi, j'ai 48 h pour réparer l'annexe, faire l'avitaillement, refaire un beauté au bateau avant l'arrivée de mon copain Michel et de son fils Nicolas, avec qui nous irons livrer du riz à soeur Flora à Haïti, puis irons en Jamaïque et à Cuba. Vaste programme!
La suite dans l'île du cigare et des "Barbudos".

Hasta luego amis lecteurs et merci pour votre fidélité.

 

Posté par Aotearoa2015 à 17:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 mars 2017

De nouveaux horizons en 2017 et de supers équipiers....

bonjour à tous,

Après 7 semaines et demie en métropole, je sais, c'est un peu court, il en manque 2, me voici de retour en Guadeloupe le 31 janvier.
Avant d'entamer par le détail mes pérégrinations caribéennes, un petit mot sur mes occupations métropolitaines hivernales dont mes sorties en ski de rando avec les copains montagnards. On s'est régalé avec de la bonne neige, qui s'est faite attendre cet hiver, et des conditions idéales pour skier en forêt, toujours sympa, puis un petit essai à une activité artistique, l'aquarelle, à laquelle je compte bien m'adonner sur le bateau, dans un avenir proche.... En attendant voici 2 peintures réalisées en çe début d'année.          

image

image

image

image


Tout cela est bien plus agréable que le programme qui m'attend dès mon arrivée à Pointe à Pitre, à savoir le carénage du bateau avec son enchaînement d'activités diverses: karcher, grattage de la coque, ponçage, puis application au rouleau de 3 couches, primaire et antifouling et pour finir nettoyage du bateau, soit 5 journées de labeur.
J'avoue que çe n'est pas du plaisir pur pour moi!
Et la semaine suivante sera aussi, bien occupée en travaux divers dont le changement d'enrouleur de génois, opération assez douloureuse, surtout pour le portefeuille.....
Heureusement que mon retour m'a permis de retrouver des copains, Jérôme du JOD 35, Hervé, en partance pour les Marquises et Dédé, puis de me faire 2 nouveaux potes, Damien et Philippe, un ex chasseur alpin, breton d'origine.
Après 2 semaines à Pointe à Pitre, je me rends à la marina rivière Sens pour retrouver Stéphane, Amélie et les enfants, Andi et Damien avec qui je ferai des balades en montagnes, des bains chauds, du footing et nous évoquerons quelques souvenirs de nos itinérances de l'été 2016 dans les Grenadines.

image


Malheureusement, je viens d'apprendre une mauvaise nouvelle. La clé de Sol, le bateau de Denis et Patricia, rencontrés au Cap Vert l'an dernier, vient d'être détruit par la houle après avoir passé 10 jours couché sur un banc de sable dans 1 lagune au nord du Brésil. Plusieurs tentatives ont été faites pour l'extraire du sable mais sans succès. Quelle tristesse de savoir un vieux bateau, de construction classique en bois, comme lui perdu à jamais.
Cela permet de mesurer sa chance de ne pas avoir connu pareille épreuve, car en cette fin de mois aux conditions particulièrement agitées , forte houle, pluies et rafales de vent, dans la nuit du 21 février, 3 bateaux ont connu de belles frayeurs:
Alain, mon ex voisin de ponton, parti au mouillage a dérapé sur son ancre sur plusieurs çentaines de mètres, un bateau sur bouée devant le port est parti à la côte et 1 voilier s'est fait percuter par 1 ferry de nuit dans le canal de la Dominique. Faut parfois avoir une bonne étoile pour passer à côté de ces soucis et s'en sortir sans trop de dégâts!
Cette fin de mois me vit également retrouver Richard et Sonia, les Suisses rencontrés aux Canaries fin 2015 qui m'invitèrent à dîner à bord de leur solide voilier, une soirée bien ventée aux Saintes.
Le 28 février, je fais connaissance avec 1 navigateur et artiste Basque, Jean Jacques Lasarte ( en sweat rayé et tout sourire). Le courant passa fort bien et le lendemain, jour d'arrivée d'Alice, la grande soeur de Paul et Tom, je le conviais, avec son équipière à passer la soirée à bord d'Aotearoa. Nous discutâmes pas mal de son projet d'acheminer du riz pour un orphelinat à l'île à Vache à Haïti, idée qui me séduisit au point d'y adhérer moi même.

image


Après Haïti, son itinéraire étant semblable au mien avec Cuba et le rio Dulce au Guatemala, je me promis de les retrouver plus tard, dès que j'aurai renforcé l'équipage d'Aotearoa, çar naviguer en solo n'est pas trop mon truc.
1 jour après Alice, çe fût au tour de Serge de nous retrouver et dès le lendemain, le 3 mars, nous partons retrouver Stéphane et Amélie à rivière Sens. Las, la fatigue du voyage, la 1ère soirée un peu arrosée et la forte houle indisposèrent un peu notre nouvel équipier, au point que, en plus du mal de mer, il prit un méga coup de soleil. Il n'est pas prêt d'oublier sa 1 ère journée en Guadeloupe l'ami Serge pas plus que notre 1 ère nuit qu mouillage ou d'incessantes rafales à 30-35 noeuds secouèrent Aotearoa dans tous les sens. Nous eûmes tous les 3 le sommeil léger avec pas mal de réveils brutaux, mâtinés d'un petit peu d'inquiétude, lors des plus fortes rafales. On n'est pas tous les jours dans 1 décor de carte postale....
Dès le lendemain nous prenons place à la marina puis entamèrent notre programme de randos sur Basse Terre avec en prime, l'ascension de la Soufrière avec Stéphane, sommet de 1467 m et point culminant des petites Antilles.

image

image

image


Le soir de çe même jour, le 6 mars, une alerte jaune a été instaurée pour mer dangereuse jusqu'au vendredi 10. Et bien, notre escapade aux Saintes et à Marie Galante s'annonce mal, va falloir s'occuper sur Basse Terre, au grand dam de Serge qui est prêt à affronter les pires conditions pour " réaliser" son programme: visiter les Saintes et Marie Galante.
Jamais à cours de ressources, nous louons 1 voiture et en 2 jours allons voir les tortues à Malendure, visitons Deshaies et la magnifique plage de grande anse, puis les chutes du Carbet et nous baignons dans une rivière aux eaux à 33° environ, un vrai plaisir, sauf pour le portable neuf de Sergio, qui n'aime pas l'eau chaude.....

image


Le soir nous invitons Stéphane et Amélie à venir déguster de la dorade coryphène au citron vert marinée dans des épices et du sel Caraïbes, un délice.
Le 10, le soleil étant de retour, nous levons l'ancre pour Malendure et la réserve Coustau. Le départ se révéla fort agréable avec un petit vent et une mer plate puis subitement, des rafales à 35 noeuds dévalèrent des reliefs alentour et nous propulsèrent au delà de 9 nds sur un océan bien chaotique . Le site de Malendure se révélant très exposé au vent et aux vagues, nous installèrent notre mouillage dans la baie de Bouillante, beaucoup plus calme. A peine l'ancre larguée, nous mettons pied à terre à terre où notre intérêt est irrémédiablement attiré par un petit resto local ( un "lolo") en bord de plage qui fît notre bonheur; comme quoi, le navigateur affamé est facile à combler...

image

image


Le lendemain nous sommes retournés à la marina de rivière Sens, (par 1 temps bien maussade) car Serge reprenait l'avion dans l'après midi. Une amie d'Amélie, la charmante Valérie, devant aller à l'aéroport chercher une copine, il a même profité d'un transfert privé!
L'entrée dans la marina fût longue et pénible car, malgré plusieurs appels au téléphone et à la V H F, personne ne nous répondit, comme d'habitude en fait. Entre 2 rafales, nous hasardâmes une petite reconnaissance dans le port et nous nous amarrâmes au ponton du gasoil dans l'attente du départ d'un bateau.
A 14 h, notre camarade nous a fait ses adieux ainsi qu'à Amélie, Andi et au petit Damien (2 ans 1/2) qui a réussi la prouesse de l'attendrir plus d'une fois. Un grand sensible notre ami Serge. C'est vrai qu'il est craquant ce petit bonhomme!

image


Après 1 dernière soirée avec nos voisins et amis, le lendemain, Alice et moi, nous dirigeons vers le canal des Saintes, enfin devenu fréquentable après 1 semaine de conditions difficiles. Et dire que Serge en mourrait d'envie d'y aller aux Saintes, il a fallu qu'il parte pour que la "fenêtre météo" s'ouvre.
Comme d'habitude, le vent s'accélère dans le canal mais avec la grand voile réduite et la trinquette, le bateau est équilibré et la navigation sans soucis. Çe qui me gêne le plus c'est mon genou droit qui a doublé de volume et ne facilite pas mes déplacements sur le pont gîté du bateau. Une fois mouillés dans la baie de Terre de Haut, une des 10 plus belles du monde, nous partons à terre avec Alice qui se régale de ce cadre enchanteur qu'elle découvre. Après quelques achats de 1 ère nécessité, tourments d'amour ( petites tartes locales ), sorbets coco et quelques fruits, Alice part se balader à la recherche des trésors cachés de cette petite île, tandis que, au repos forcé, je bouquine et prépare la suite de mon voyage.
Le lendemain, nous nous posons sur la jolie petite plage de l'anse Mire et ce décor m'inspire pour faire 1 aquarelle, qui objectivement, n'est pas encore tout à fait à la hauteur de mes ambitions. Faut dire, que je manque de pratique et que mon problème d'interprétation très personnel des couleurs me bloque un peu et ne facilite pas mon épanouissement artistique.....
Et oui, ce qui est simple et évident pour vous, est bien compliqué pour moi; il me faudrait un ou une conseillère couleurs à bord pour m'inciter à la création et éveiller l'artiste qui sommeille en moi, comme en chacun de vous d'ailleurs, probablement.
Le 15 mars, nous quittons les Saintes de bon matin pour Marie Galante mais nous sommes contraints de tirer des bords dans une mer tumultueuse face à la houle pendant 3 bonnes heures.
Le dernier bord sera plus agréable avec la houle sur le travers et de belles accélérations à la clé.

Dès notre arrivée, nous repérons le bateau de mon pote Jérôme dans la baie de Saint Louis et jetons l ancre à proximité. Plus tard nous le retrouvons, avec sa jolie équipière, chez Henri, un agréable bar restaurant musical, pour goûter le fameux rhum de Marie Galante face au soleil couchant.

image


Le lendemain, Aotearoa nous amène à l'anse Canot et sa magnifique plage bordée de cocotiers. Toujours qu repos forcé, je dépose Alice en annexe sur la plage d'où elle part faire la ballade du Sentier de Vieux Fort. Dans l'après midi elle fera 1 tentative pour apercevoir quelques langoustes

image


mais l'eau trouble ne lui permettra pas de voir la moindre antenne...
Curieux, l'air aussi est troublé et c'est du sable saharien qui en est responsable, ça paraît incroyable mais chaque année, les courants aériens en transportent d'énormes quantités paraît-il.
D'après Dédé, un ami Guadeloupéen, çe phénomène remonte à une dizaine d'année environ. Comme quoi, il se passe bien de drôles de choses sur notre planète.....

Le 18 mars au matin, nous mettons le cap vers St François, en grande Terre, où nous retrouvons nos amis Gilles et Pocky. Les retrouvailles sont sympathiques et, pour une fois, modérément arrosées de ti'punch, çe qui me convient parfaitement, çar je suis sous anti inflammatoires à cause de mon genou et je n'ai pas envie d'abuser.

Après 2 jours dans cette localité, la plus ensoleillée de Guadeloupe, nous partons à la marina Bas du Fort çar je vais réceptionner 200 kg de riz que je vais livrer à l'orphelinat de soeur Flora, à l'île à Vache, en Haîti. Une fois la marchandise à bord, je passe un coup de fil à Dédé, qui surprise est en train de bricoler sur le bateau de Max, un ami Haïtien. Sans perdre une minute, nous partons les voir avec Alice et leur proposons de passer dîner à bord. La soirée fut très intéressante à plus d'un titre, et Max nous apporta un nouvel éclairage sur l'époque troublée de la "Perle des Antilles", particulièrement sur la période de la dictature des Duvallier et des très controversés "tontons macoutes", la garde privée qui faisait régner la terreur.....
Actuellement, la situation n'est guère mieux çar l'île est régulièrement frappée par des catastrophes naturelles, tremblements de terre et cyclones. De plus, les élites sont fortement incitées à émigrer dans certaines puissances comme le Canada, vidant le pays de ses forces vives....
Après ce constat un peu pessimiste, je passe les journées suivantes à peaufiner la préparation du bateau çar le départ est prévu au lendemain du retour d'Alice en France, le 25 mars. Mon programme est maintenant bien établi. Je vais à st Martin ou le 28, et çe pour la 3ème fois, Didier vient me retrouver. Puis nous partons tous les 2 pour Saint Domingue ou le 6 avril, Fadila et leur fils Elias nous retrouvent jusqu'au 16, date de leur retour en métropole. Et le 18, j'attends mon ami Michel, avec qui nous avons effectué plusieurs expéditions dans le Sahara, dont il est un grand amoureux. Il viendra avec son fils Nicolas et nous aurons 1 mois pour aller à l'île à Vache livrer le riz, puis en Jamaïque et Cuba. Ensuite ce sera probablement le Rio Dulce au Guatemala, ou j'espère retrouver mon ami basque Jean Jacques Lasarte, ainsi que Fanfan et JeanPascal de Tumbayo, rencontrés au Cap Vert. Mais pour le moment, l'équipage n'est pas encore constitué (il y a peu être des amateurs parmi vous?) ni les dates posées, chaque chose en son temps....
À bientôt pour la suite des aventures d'Aotearoa.

image

Posté par Aotearoa2015 à 15:07 - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 janvier 2017

Dernières navigations de 2016 en compagnie de Didier et Fadila

image

Début novembre, c'est le retour en Guadeloupe ou je vais retrouver tous les amis croisés cet automne dans les Grenadines.
Stéphane et Amélie bien sûr, dont les parents arrivent dans quelques jours, Florian et Élodie, Dédé et Hervé ainsi que Julien, le skipper breton.

image


J'ai plaisir à les retrouver, à passer de bons moments avec eux, et à faire connaissance avec Patrice et Marie, les parents d'Amélie qui nous ont précédé dans cette vie nomade lorsque Amélie avait une dizaine d'année. L'expérience a été positive car elle marche sur leurs traces pour le plus grand plaisir des enfants, Andy et Damien qui apprécient beaucoup cette vie nomade.

Du 3 au 7, nous passons pas mal de temps ensemble, au port, sur le fameux quai "Michel Malinowski", héros malheureux de la 1ère Route du Rhum car il a été battu au finish, de 98 secondes par le canadien Michael Birch sur son petit trimaran.
Puis le 8, nous quittons la marina. Stéphane, Amélie, ses parents et les enfants vont passer quelques jours dans la réserve de Petite Terre alors que je vais retrouver mes amis Pocky et Gilles à St François.

image


Je profite de cette escale pour réserver un emplacement pour Aotearoa pendant mon retour en métropole.
Le 10 novembre, je pars pour l'Anse Canot à Marie Galante et le lendemain Moévaï, de Stéphane et Amélie, m'y retrouve. Le 11 nous partons en quête de quelques langoustes ainsi que Florian arrivé le matin avec quelques clients payants embarqués sur son bateau.

Le 12, nous partons mouiller devant St Louis où nous retrouvons Hervé, venu lui aussi goûter aux charmes de cette île avec 1 copain.
Le soir nous nous retrouvons tous autour d'un ti'punch et d'une excellente pizza pour une soirée animée.
Le 14, la flottille s'ébranle et prends la direction de Pointe à Pitre où je transite 2 jours avant de me diriger vers Malendure, Deshaies et les Saintes, endroits superbes où j'ai toujours plaisir à retourner.
Puis ce sera un nouveau passage à Pointe à Pitre pour quelques petits travaux à bord d'Aotearoa en attendant l'arrivée très attendue de Didier et Fadila le 25.
Le jour dit, à 15h, je suis à l'aéroport du Raizet pour les réceptionner et de suite ils me font part de leur plaisir et de leur impatience de naviguer. Après un avitaillement en produits frais, nous nous posons un peu à bord du bateau puis dès 18 h Florian et Eloïse, Amélie, son petit Damien et son amie Khadija puis Dédé, montent à bord d'Aotearoa pour boire 1 verre et accueillir les nouveaux arrivants.

image


Les présentations sont vite faites et de suite l'ambiance est très conviviale. Les ti'punchs se succèdent accompagnés de quelques "tapas maison" et les sujets de discussion ne manquent pas jusqu'à 1 heure avancée. Didier et Fadila auront vite connu l'ambiance conviviale qui règne à bord des voiliers de voyage.....
Dès le lendemain, nous mettons le cap sur Marie Galante où nous passerons 2 superbes journées ensoleillées faites de rando, plongée et petits restos, au grand ravissement de Fadila qui ne connaissait pas encore cette île surnommée " la Galette" en raison de sa forme et de sa géographie.

image

image

image


Le 28 au matin, le temps est pluvieux mais nous décidons quand même de gagner la Dominique distante de 25 miles. Le vent nous accompagne dès le départ et nous avançons correctement, mais vers 15 h, le vent tombe complètement et nous mettons le moteur. A 16h, surprise, le moteur s'arrête, je le remets en route 2 fois mais il cale. Avec Didier on va jeter 1 coup d'œil au réservoir et on constate qu il n'y a plus de gasoil. Pas cool l'affaire car le vent est toujours absent et le courant nous pousse à 1,5 noeuds vers la falaise du nord de l'île. Rien à faire pour s'y soustraire et la nuit est sur le point de tomber.
La tension monte un peu car l'ordi de bord s'éteint mystérieusement et nous n'avons plus de cartographie, manquait plus que ça.....et la nuit va bientôt tomber, mais on s'y attendait et c'est pas la faute du capitaine ça au moins!
L'équipage garde son calme et au bout d'une 1/2 heure nous trouvons la panne, la prise 12 volts de l'ordi s'était débranchée. Bon, cela ne règle pas notre problème de cap mais au moins nous pouvons suivre notre progression. Vers 17 h 30 le vent monte brutalement et passe de 0 à 35
noeuds, transition brutale mais salvatrice pour nous, car cela nous permet de nous éloigner du danger vers lequel nous étions aspiré. On tourne donc le dos à la falaise avec soulagement et une fois le coup de vent passé, après consultation avec Didier, on reprend la direction de Marie Galante car il serait trop risqué de tenter de mouiller dans la baie du Prince Rupert, de nuit, à la voile, sans moteur et sans guindeau, donc sans pouvoir se servir de notre ancre principale. Il va falloir utiliser l'ancre de secours manuellement.
Nous voilà donc reparti pour 6 h de navigation nocturne mais le vent se maintient autour de 15 nds et cela suffit à notre bonheur du moment. A 1 h nous faisons notre entrée dans la baie de St Louis et repérons quelques voiliers pour jeter l'ancre à proximité. Avec Didier nous préparons minutieusement la manœuvre. Nous enroulons le génois pour bien dégager la plage avant du bateau. On sort l'ancre secondaire sur le pont et on étale bien les 20 mètres de chaîne puis on met l'ancre dans le davier, par dessus l'ancre habituelle. Un bout de 30 mètres prolonge la chaîne et nous permettra de larguer la longueur de mouillage nécessaire.
Sous grand voile seule nous faisons notre approche prudemment car la nuit est bien noire, puis je mets le bateau face au vent, j 'affale rapidement la G V pour arrêter le bateau puis une fois celui ci immobilisé, Didier largue l'ancre avec précaution de façon à çe qu'elle se positionne correctement sur le fond et que la chaîne s'étale bien afin d'immobiliser le bateau pour la nuit. Une fois la manœuvre terminée, nous mettons un peu d'ordre dans le bateau et on constate avec soulagement que le mouillage a l'air de tenir et que le bateau ne bouge pas. On va pouvoir se reposer mais au cas où le vent se lèverai dans la nuit, nous décidons de dormir à tour de rôle dans le cockpit afin de pouvoir réagir au plus vite si l'ancre venait à déraper.
Heureusement, la nuit sera calme et premier levé le matin, je constate que nous sommes assez près du rivage et pas loin d'un petit cata. En jetant un coup d'œil à l'arrière, je vois que nous avons traîné les restes d'un vieux casier à langoustes enroulés autour du safran.

Après un bon petit déjeuner, nous mettons l'annexe à l'eau pour faire 1 petit tour à terre et remplir 2 bidons de gasoil.

Le temps restera couvert et pluvieux quelques jours et nous en profiterons pour faire 1 tour de l'île en voiture entrecoupé de petites ballades à pied sur des sites remarquables. A midi nous faisons une halte à Capestère ou nous déjeunons d'un délicieux poisson grillé puis nous allons marcher sur la longue plage sauvage au sud de cette charmante bourgade.
Puis nous reprenons la voiture et visitons l'habitation Murat, ancienne plantation de canne à sucre avant de retourner à bord d'Aotearoa avec 2 autres bidons de gasoil.

image


Le 1er décembre, nous retournons à l'anse Canot et de suite nous partons en quête de quelques langoustes. Nous en remonterons 8 que Didier nous accommodera avec goût et talent! En fin de plongée, j'aperçois un beau poisson lion que je m'empresse de tirer; C'est 1 espèce invasive très venimeuse qui envahit les lagons et les dévaste car il se nourrissent d'une multitude d'espèces locales et n'ont pas de prédateur, à part l'homme. Il faut donc les éliminer dès qu'on en a la possibilité. Leur chair est délicieuse, et ils sont dorénavant pêchés et consommés dans pas mal de restos en Guadeloupe, çe qui contribuera peut être à limiter leur prolifération.

image


Le 3 nous retournons à St François où nous retrouvons Gilles et Ambre. Didier et Fadila désirant faire le plein de rhum et de fruits tropicaux pour ramener en France, nous allons faire 1 tour au marché le lendemain matin avant d'aller déguster un bon plat local dans notre lolo préféré "les pieds dans l'eau" puis nous prenons la direction de l'aéroport d'où ils s'envolent pour la métropole.
Je leur emboîte le pas 3 jours plus tard et je dois reconnaître qu'il me tarde de retrouver un peu de fraîcheur, la neige et bien sûr les proches et les amis...

Je vous souhaite à tous une excellente année 2017 et j'espère vous voir pendant les fêtes ou en janvier avant mon retour en Guadeloupe où de nouvelles aventures et de rencontres m'attendent ainsi que quelques copains qui ont manifesté le désir de goûter eux aussi aux plaisirs de la navigation dans les Caraïbes. 

Posté par Aotearoa2015 à 11:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]